Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 16:43

Le cinéma, plus que tout autre art, le septième de son rang, semble retranscrire à merveille le reflet d’une société qui se meurt de l’intérieur…

 

Le film est devenu un « objet », pouvant être considéré et interprété de maintes façons.

  

« Consommé » seul ou à plusieurs, que l’on soit néophyte débutant ou cinéphile averti, l’approche  et la compréhension en seront forcément différentes, mais non moins enrichissantes. Après un constat alarmant, qui ne date pas d’aujourd’hui, l’objet-film est devenu un bien de consommation recyclable à l’infini, un objet ordinaire, présenté tel un « produit » consommable et périssable, perdant toute signification dès l’exploitation commerciale terminée.

 

L’objet-film serait donc une manière de considérer le film, comme un tout consommable, non pérenne, élément résultant de la production cinématographique industrielle, ayant été créé pour le simple divertissement, démuni de réflexion, fabriqué pour la masse, teinté d’un conformisme faussement ludique avec un soupçon de propagande, l’industrie du film ne s’est jamais aussi bien portée !

 

Telle est la définition du « produit-film ». Elle sera, bien souvent, opposée à une autre notion, qui est celle du film en tant que document et support matériel, notion déjà proposée par Marc Ferro, le film-archive. Ici, l’objet-film pourra être replacé dans son contexte, époque dans laquelle il a été réalisé, afin d’en tirer une signification, une explication, esthétique, sociologique, historique, analytique…

 

Le cinéma est une fenêtre sur le monde et il me semble important d’en prendre conscience.

Une fenêtre qui nous donne à voir mille et une choses, qui nous montre d’une façon plus ou moins romancée, plus ou moins esthétique, plus ou moins réaliste, quel que soit le genre usité, les choses telles qu’elles l’ont été, telles qu’elles sont, telles qu’elles pourraient l’être, telles qu’elles le seront…

 

Car le cinéma raconte la vie, celle des êtres humains. Immense miroir nous renvoyant notre reflet.

Il est, à mon humble avis, urgent de savoir porter une réflexion sur ce qu’on nous donne à voir, d’apprendre à décrypter l’image et le son, d’essayer de comprendre ce que l’on nous transmet.

 

L’apprentissage ne semble pas aisé, j’en conviens, car nous sommes tous différents et en cela, nous avons tous, différents degrés de compréhension et différentes visions du monde.

Peut-être qu’un soupçon d’esprit analytique saura vous guider dans ce monde impitoyable qu’est l’exploitation cinématographique. J’exagère, bien entendu, le but étant de faire ressortir du lot, certaines œuvres porteuses d’une signification, d’une esthétique particulière, d’une manière de filmer originale.

Mes choix se portent sur des films engagés (ou non), reflétant l’état de notre société, ses dérives, ses excès, ses joies, ses peines et le cinéma dit de pur divertissement ne sera pas en reste !

 

Les chroniques qui suivront seront essentiellement basées sur mes goûts personnels, libre à vous de vous y intéresser, de les lire et peut-être même de laisser vos propres commentaires, dans le plus grand respect de chacun.

Les sujets abordés seront variés, prônant la diversité des œuvres, leur originalité, leur façon de nous montrer le monde, de nous raconter une histoire, leur façon de nous raconter « notre » histoire à tous.

 

Mon but : regarder ce que personne ne semble voir, utiliser le film-objet en tant qu’archive, témoin du passé, du présent et du futur, et, également de rechercher les éléments esthétiques et esthétisants ainsi que de l’intérêt du récit cinématographique.

 

A l’heure où les nouvelles technologies dépassent enfin la fiction, il serait temps d’ouvrir les yeux et de s’attarder sur l’un des composants de notre culture visuelle, à savoir comment avons-nous appris à regarder, à absorber, à diriger, à ingérer… bref, tous ces verbes qui nous rappellent que nous sommes des « mangeurs d’images ».

 

Par Phoebe - Publié dans : Chroniques cinématographiques - Communauté : Artistes Resistants Terribles
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 23:16


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Le Graff est un art, un mode d’expression qui retranscrit l’urbanité, la vie de la cité, au sens propre du terme. Véritables fresques murales ou simples signatures, telles des peintures rupestres, l’artiste-graffeur laisse son empreinte, parfois à ses risques et périls, on se demande comment fait-il pour atteindre ses endroits inaccessibles pour le commun des mortels ?

 

Texte Phoebe

Par Phoebe - Publié dans : Arts urbains, Arts de rue
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 21:29
Laisse-moi lire la saga Harry Potter (J.K. Rowling) et je te conterais l’histoire d’un petit sorcier, qui au fil des années, échappe à la mort !

 

Laisse-moi donc lire Dragonologie, les chroniques (Dugald A. Steer) et je t’apprendrais à reconnaître toutes sortes de dragons, du plus petit au plus grand !

 

Laisse-moi lire Qu’est-ce qu’il a dit, le chat ? (Grazia Valci) et tu sauras, qu’effectivement, ton animal communique avec toi !

 

Laisse-moi lire Femmes qui courent avec les loups (Clarissa Pinkola Estès) et tu apprendras qu’une femme qui vit parmi les « canis lupus » n’est pas toujours la bienvenue !

 

Laisse-moi lire l’Hagakuré (Jocho Yamamoto), je te dirais que la guerre est un art et que La voie du samouraï (Thomas Cleary) n’est pas si facile à trouver !

 

Laisse-moi lire Les contes des Milles et une nuits et tu me laisseras en vie…

 

Laisse-moi lire L’histoire du cinéma et je te raconterais comment Thomas Edison s’est fait couper l’herbe sous les pieds par les frères Lumière, qui inventèrent le cinématographe !

 

Laisse-moi mater L’Islande, entre feu et glace (Jean Hervoche) et je te confirmerais que cette île volcanique et glaciaire est étrangement mystique !

 

Laisse-moi (re)voir 101 Reykjavík (Baltasar Kormákur, 2000) et je te dirais qu’entre baise, teuf, tize et chomdu, il ne fait peut-être pas bon d’être le fils d’une lesbienne quinquagénaire, maquée avec une prof de danse espagnole chaude du cul ! Skál ! (Santé !)

 

Laisse-moi apprendre l’Islandais, langue moyenâgeuse viking et j’essaierais de prononcer le mot "elska" pour dire que j’aime bien la Techno "þjóðverji" (allemande). Je constaterai également que "lundi" n’est sûrement pas le premier jour de la semaine (mánudagur), mais bien un plat traditionnel islandais à base de macareux (pas osé en manger) ! Nei, takk fyrir ! (Non, merci !)

 

Laisse-moi lire Le vocabulaire technique du cinéma et tu sauras que normalement, le « regard-caméra » est interdit d’utilisation, pour causes de perturbations fictionnelles… Alors pourquoi Malcolm le fait tout l’temps ?! (Malcolm in the Middle, Linwood Boomer, 2000-2006)

 

Laisse-moi lire Electrochoc (Laurent Garnier & David Brun-Lambert) et je t’avouerais que Garnier s’appelait DJ Pedro et jouait à l’Haçienda et que le Criminal Justice Act a eu raison des Spiral Tribe… God save the Queen… and Thatcher too !

 

Laisse-moi lire Les régulateurs et Désolation (Richard Bachman aka Stephen King), si ça fait « TAK ! » dans ta "cabeza", préviens-moi que j’me tire en vitesse !

 

Laisse-moi revoir "Fight Club" (David Fincher, 1999) et je te dirais que ce film est une sacrée tuerie schizophrène !

 

 

Laisse-moi lire "Les musiques électroniques" (Nicolas Dambre) et j’essaierais de te raconter, à l’aide d’un mix, comment c’était peut-être mieux avant, mais que ça continue toujours autant !

 

Laisse-moi lire Superstars (Ann Scott) et je te raconterais comment Louise, trentenaire, musicienne, bi, rmiste, rêveuse et utilisant parfois des substances illégales, s’est un jour retrouvée dans une « rave » (90’s) dont le line-up retranscrivait un évident éclectisme…

Preuve à l’appui :

 

SCÈNE HOUSE

Markus Nikolaï (All.)

DJ Jaws (F.)

Freaks (GB)

Herbert (GB)

Trash 2000 (F.)

 

SCÈNE TECHNO

The Hacker (F.)

Jessie (F.)

DJ Hell (All.)

Kevin Saunderson (USA)

Laurent Garnier (F.)

 

SCÈNE EXPÉRIMENTALE

Torgull (F.)

Micropoint (F. – live)

Manu le Malin (F.)

Liza’ n’ Eliaz (B.)

Atari Teenage Riot (All.)

 

Laisse-moi écouter le dernier mix de Defflo et je te dirais qu’effectivement son set est une pure caverne d’Ali Baba, où gisent des trésors de disques acidifiants l’esprit et chatouillant les oreilles. We want… more !

 

Laisse-moi lire X-Men (Stan Lee & Jack Kirby) et j’te dirais si Tornade couche avec Wolverine ! (humour)

 

Laisse-moi lire Les infortunes de la belle au bois dormant (Anne Rice), j’n’savais pas que la Belle avait des tendances sado-maso ! Parfois digne du Marquis… de Sade, nous dit-on !

 

Laisse-moi lire Les onze mille verges (Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki alias Guillaume Apollinaire) et je t’apprendrais comment dire, de mille et une façons, vulgaires ou poétiques, les mots « chatte » et « bite » !

 

Pour finir, laisse-moi l’temps d’écouter quelques sets électroniques que je puisse en donner quelques impressions dynamiques !


Par Phoebe - Publié dans : Chroniques littéraires
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 19:51
De la zik plein la face, voilà comment je pourrais résumer cette seconde édition d'Urban Tribal Sounds, soirée regroupant une bonne petite brochette de dj's, pour la plupart des femmes, une soirée comme on aimerait en vivre et en voir plus souvent, une soirée où l'éclectisme musical était au rendez-vous, encore une fois, fallait y être pour y croire...

En première partie, petite session "Revival" avec Josy et moi-même, Maya ayant décommandé ; pour cause de travail acharné et improvisation oblige, Josy fait la selecta le temps de se remémorer, que Michael Jackson et Prince avaient marqué quelques générations tandis que The Cure et Depeche Mode pouvaient se targuer d'être les dignes ascendants de ce qui compose nos musiques électroniques du moment ! Du moins, en partie !

Ce temps là ne me semble pourtant pas si lointain, quand je me revois, sous mes aspects pseudo-gothiques juvéniles, me balançant nonchalemment au son de la New Wave, découvrant l'Indus, mais n'en comprenant pas forcément l'état d'esprit. Je suis alors très vite passée à la Techno, une grande et longue épopée (et qui n'est pas encore terminée !), un parcours comme tant d'autres, avec ses bons et ses mauvais côtés.
Techno dite "mainstream", j'ai également très vite cherché à écouter des choses peu ordinaires...

Le Message in the Bottle de Police a eu son petit effet nostalgique, merci Josy, qui possède des bijoux de rareté, tels que le premier album de Prince, une track Reggae signée les Rolling Stones et le must, le fameux Rock It d'Herbie Handcock.
Pendant que Sting hurlait à tue-tête "I send an SOS", je brûlais d'envie de reprendre la main, chose que je ferai un peu plus tard avec un morceau que j'aime beaucoup et que joue Miss Kittin sur un de ses mixes, Ibiza d'Amnesia, morceau très "dark", faisant certainement référence à cette fameuse île, où se trouve un des fiefs de la zik électro et une autre façon de faire la "teuf" !
Un truc que je voulais absolument poser, Rock to the Beat de One-o-One, derrière ce nom se cache un célèbre dj et producteur Kevin Saunderson. Un vieux d'la vieille comme on dit, un des pioniers de la Techno américaine, celle de Detroit plus précisément...
Celle-là, elle était pour tous ceux qui ont été témoin de cette énorme (r)évolution musicale, spéciale dédicace to Defflo, confère Acid Traxx.
Entre Felix Da Housecat et Modeselektor, mon coeur balance, quand soudain, une partie des Defcore arriveront à point nommé !

Defflo enchainera avec aisance sur le Hasir (track chère à mes yeux) des Modeselektor, liveurs allemands, officiant pour le label berlinois BpitchControl, Techno Minimale, à forte tendance Expérimentale, soupoudrée de pointes d'Acid
Distordant et distordu, un set nickel comme il fallait pour débuter les festivités, ma chère Flo !

De mon côté, la tension commençait à monter d'un cran et pour cause... J'avais préparé mon set toute la semaine, l'ayant testé deux jours auparavant sur Radio Full Vibes, le trac commençait donc à se faire ressentir. Très vite relayé par la joie de pouvoir entendre une sacrée selecta, j'allais de surprise en surprise, au fur et à mesure que Defflo progressait dans son mix et je dois te remercier pour le dernier skeud que tu as joué, l'excellent This is sick de SolidGroove, un pur concentré de sensualité...

Toy Boy sera le suivant avec un petit set Minimal, un peu timide sur le début, le temps de s'faire la main sur le matos et très entrainant sur la fin. La qualité musicale était au rendez-vous, de cela, je peux en attester !

"This is the way we play Techno! Oh! Oh! Oh!"

Au cours de cette soirée, je n'aurais fait qu'une seule et unique photo, la tension était à son comble, je ne pouvais me résoudre à prendre quelques clichés, tant mon esprit était occupé à me souvenir des différentes phases de mon set. L'adrénaline était présente, quelque part dans mon cerveau, mais mes synapses bloquaient la neurotransmission. Aaaah, l'adrénaline, substance, parmi les substances, illicitement naturelle (sarcasme), produit te permettant de te mettre en alerte, de sorte que tu puisses, à tout moment, réagir face à n'importe quelle situation (ou danger), réaction en chaîne, mais surtout réaction chimique, une petite dose de dopamine injectée "deep inside" et... Bam ! T'es perché !

Un sentiment d'impatience positive commança à se faire sentir, non pas que je m'ennuyais mais j'avais cette hargne de vouloir tout lâcher, juste une question de temps, et emportée par les sonorités fines et aigues du set de ToyBoy, l'exercice de concentration s'avéra être bien difficile.
Les vibrations du plancher se faisant de plus en plus ressentir, je prendrai le relais sur les coups des 1h30 du mat', avec pour débuter le Gazebo de Fairmont, léger et volatile, parfait pour mettre en appétit. Ce fut une belle histoire que j'avais envie de vous conter, introduite par un style que j'affectionne grandement et dont je fais une de mes principales références. Une minimale d'origine allemande, avec une préférence pour celle de Berlin (j'aime aussi celle de Cologne, confère Kompakt), il fallait que le ton monte progressivement.
On démarre donc légèrement et doucement, le dancefloor est plus ou moins "chaud", passons maintenant à la vitesse supérieure !

Le Naturalistic de Plastikman a eu son petit effet, très linéraire et bourdonnant, avec des vagues de sons étouffés qui viennent te narguer de temps à autre la face, petite accélération au pitch pour lui donner un peu plus d'énergie, afin de pouvoir enchainer le Destroy! d'Housemeister, une vraie tuerie.
Dans ce morceau, ce ne sont pas tant les BPM (Battements Par Minutes) qui t'emportent, mais plutôt les basses, que les enceintes s'appliquent à te jeter au visage, t'étourdissant à chaque "boum" qui retentit, le tout agrémenté d'aigus, rappelant vaguement une mélodie enfantine...
Contrepoint musical, absolument trippant, frissons garantis, à écouter sur un bon gros mur de 10 kilos !!!

Pour rebooster le tout, le Lory D venait bousculer l'ensemble. Je voulais à tout prix réussir l'enchainement de l'intro, qui me tenait à coeur, tellement j'avais eu du mal à l'inclure dans mon bac. Idem pour le skeud suivant, offert par Jo (aka Machin) que j'ai eu plaisir à mixer. Deux nouveautés qui viennent agrémenter ma collection Electro, issus respectivement des labels Wireblock et Things To Come. C'est comme cela que j'alimente mon bac et mes mixes, en m'inspirant de ce que les autres ont à me proposer et à me transmettre, si je kiffe, c'est dans la poche ! Et comme le souligne si bien l'Immonde Rodriguez à sa manière et à juste titre, la zik, c'est comme la gastro, faut la refiler sinon c'est moins rigolo ! (dixit ta signature).

Ce qui m'anème à parler un peu de l'EBM (Electro Body Music). Ce style d'Electro allemande, à forte consonnance Rock, teintée de New Wave (et parfois de pop music
), a aussi marqué son époque, surtout dans les années 90. On se souviendra au passage du Emerge de Fischerspooner (avec un excellent remix de Dave Clarke), sans oublier l'incontournable La Rock 01 de Vitalic, joué à toutes les sauces, même Hardtek.
Pour ma part, j'ai plutôt levé les bras sur le Poney Part 1, mais mon choix s'est finalement porté sur le You Prefer Cocaïne.
En tout cas, pas prête d'oublier le label Gigolo Record, qui a eu également son heure de gloire, tout comme le label français (plus exactement Grenoblois), Goodlife, dont Blackstrobe, The Horrorist, The Hacker, Miss Kittin, Oxia, LenFaki et bien d'autres sont venus agrémenter les productions.

Après tout ça, petite mise en bouche oblige, quelques pulsations élevées, genre Techno, plutôt dancefloor, assaisonnée de kicks brefs et cinglants, radoucis par des nappes Electro, on est à 140 BPM et c'est le trip total ! Ce n'est peut-être pas rapide pour certains officiant dans d'autres styles tels que la Hardtek, le Hardcore et le Speedcore, mais quand on prend ça depuis le début, quel que soit le nombre de BPM, si c'est bon et si les galettes sont bien agencées, avec une bonne dynamique, il est aisé de dire que ça fout le smile au dancefloor, généralement composé de personnes ayant un goût prononcé pour ce genre de sonorités.

J'ai continué à jouer Techno, pour radoucir certains passages, avec deux tracks, tellement connues... vous savez, ces disques que l'on joue et qui réveillent en nous certains "très bons souvenirs", qui en général nous affichent d'un rictus labial, nous donnant l'air d'un bienheureux comblé d'ondes positives. Tandis que Miss Kittin explose son kick tranchant, telle une lame de rasoir, effleurant l'épiderme d'une façon ferme et directe (The Puzzle, Indigo Inc), le "One Finger In Your Ass" rapplique avec ses basses en sourdine et ses aigus plus que linéaires, hypnotique et envoûtant, fallait bien un "Oh Shit!", "What you want?", un "Break it down" et un bon gros "Bitch!" pour niquer le tout ! Tant qu'à faire !

Smack my bitch up, version Hardtechno, teintée de caisses claires, t'invitant à remuer le bassin, en cadence, s'il vous plaît, histoires que toutes les petites particules sonores envahissent tout votre corps. Petit break en decrescendo, on calme un peu le jeu, histoire de ne pas trop emballer le myocarde, battant déjà la chamade, une montée bien comme il faut, ni plus ni moins et ça repart de plus belle.
Suivront quelques tracks issues du label Djax-Up-Beats (entre autres DJ Rush), qui viendront pimenter l'histoire pour ensuite terminer sur le noyau "dur" du mouvement, Skill Combat et Black Belt Fight Music, qui ne sont pas les principales références de ce style si particulier, à l'ambiance si particulière, mais ces labels restent mes propres références en Hardcore, restreintes certes mais ce sont les miennes et c'est avant tout ce qui compte...

La pression étant à son comble, ce n'est qu'après avoir terminé mon set que je me suis rendue compte que j'avais la tête dans les étoiles. Il m'aura bien fallu un bon quart d'heure pour redescendre et m'apercevoir que Peckette avait repris les plateaux. Josy n'avait malheureusement pas pu jouer, plus de peur que de mal, rien de grave, heureusement, mais dommage tout de même car sa selecta semblait présager que du bon. Elle m'avait effectivement surprise en me balançant la fameuse compile du Fuse, club Techno très en vogue à Bruxelles, Dave Clarke presents : une foule de tueries rassemblées sur trois skeuds, dont une qui me fait vibrer à chaque fois que je l'écoute, Lanicor de Umek. Penser à un nom de cach'ton pendant que tu te dandines au rythme des basses et des nappes speedantes à souhait, ironiquement parlant, ça fait sourire !
Comprenne qui pourra...

Ce soir là, je m'en suis mis plein les oreilles !
Peckette a assuré comme un chef, remarquant au passage le Washing Up de Tomas Andersson, petite djette qui joue assez péchu, ça reste happy et frais.
Il est environ 4 heures du mat' et Yo enchainera avec une Techno bien trippante mais je ne saurais en dire plus, mon attention ayant considérablement déclinée tout au long de la soirée.

Je suis tout de même restée scotchée sur le mix de Libanais, qui pour l'occasion, s'était laissé tenter par la deuxième partie du bac de Defflo. Étonnante selecta ma chère Flo, sincèrement, hallucinante, je n'ai pas d'autres mots. Ceci étant dit, ça vaudrait bien le coup d'y jeter un oeil...
Quant à Libanais, bah t'as assuré grave malgré l'heure tardive !

Le dancefloor se vidant au fur et à mesure que les heures défilaient, je terminai ce récit avec quelques skeuds aux sonorités allemandes, beaucoup plus expérimentales, indiquant la fin, de ce qui m'est apparu être un très bon moment.
Comme on dit, les bonnes choses ont une fin (les mauvaises aussi) !

Ce fût tout de même une sacrée soirée, non pas que je veuille faire état d'une quelconque autosatisfaction, mais la preuve en est certainement donnée par le nombre de sourires et de remerciements que nous avons tous reçus et de toutes parts !
Ceci expliquant cela et à la lecture de ce report, je vous laisse être seuls juges !

Musicalement, Phoebe...


Par Phoebe - Publié dans : Chroniques nocturnes
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 19:16

Aux alentours de 22h30…

Vue d’ensemble sur une forêt d’arbres verdoyants, traversée par un sentier de terre. On a du mal à distinguer le bout du chemin, masqué par un épais brouillard.
Au loin, nous parviennent des sonorités chargées de basses assourdies, m’attirant inexorablement vers le fond…


Bienvenue dans l’Underground


Soudain, cette mélodie me tire de ma béatitude naissante, hypnotisée que j’étais par le fond d’écran de l’ordi portable qui gisait sur une table, du côté du matos dj !
Mon regard se détourne pour se fixer sur Maya, qui, installée derrière les platines, nous enchante et nous chatouille les oreilles avec un morceau qu’elle avait déjà joué lors d’une session Fullvibes : Shanti D, I don’t know about war.
Miss Maya45 qui prendra les plateaux pour n’en décrocher qu’environ deux heures plus tard !
Maya, la petite selecta, qui balance du Ragga et pas n’importe quoi !
Shanti D, une perle que je considère  un peu comme un ovni s’étant glissé, ni vu, ni connu, dans le bac de la miss. Un ovni mais non des moindres, un bijou musicalement teinté de voix étrangement aériennes, doublées par une voix de baryton, scandant des mots sur le ton d’une lamentation lancinante, le tout contrebalancé par des basses étouffées, à forte tendance Ragga (2 temps)…
Une pure merveille ! J’aime quand Maya joue cette galette.

D’ailleurs, avant cela…

Flash Back ~ 21h00

Arrivée à Ris Orangis en RER, tranquillement, je me dirige vers la salle Entrepotes. Faisant le tour du propriétaire pour dire bonjour à toute l’équipe du Caes (Centre d'Expérimentation et d'Action Sociales), je décide de me coller aux platines, histoire de tester le son et de taquiner quelques galettes, en attendant le reste de la troupe.

Je pose un petit remix de Dave Clarke pour commencer, suivi de près par un vieux Winx datant de 1993, gentiment prêté par M’sieur Johan, le tout enchainé avec un Tresor, j’adore !!!
Tout absorbée que j’étais, ça fait vraiment plaize de pouvoir mixer ses skeuds à un volume sonore un peu plus élevé que d’habitude.
Sur ce, arrivent Maya et Josy, cette dernière me lançant gaiement : « Je savais bien que c’était toi ! »
Bla-bla et retrouvailles obligent, petit repas festif (merci James, t’es carrément OP !), une petite clope au coin d’la lèvre… franchement…quoi de plus ?!

Flash Forward ~ Vers minuit et demi…

Chut ! Pas un mot de plus, écoutez, c’est Josy, elle a pris la main et semble être particulièrement en forme. Petit set qui débute doucement, mais sûrement, pour s’accélérer en cours de route et nous envoyer dans la face le Sedma de Kardinal.
Mélodiquement si particulier, avec son break en decrescendo et ce couinement aigu si caractéristique, celui-là, on n’peut pas l’louper !
Un mix de notre Josy nationale, comme elle a l’habitude de le faire, juste ce qu’il faut pour faire bouger les têtes et les fesses !

Encore une soirée magique, passée en compagnie de personnes, ma foi, fort sympathiques, ayant elles-mêmes un goût prononcé pour les musiques à fortes tendances électroniques. Une soirée organisée sur le fil mais il fallait bien ça pour terminer l’année en beauté !
La suite ne laissant présager que des bonnes choses…

Puis vint mon tour…
Devrais-je m’étaler et extrapoler sur la question ?
Ou devrais-je plutôt conserver le mystère…

Flash Forward ~ Tôt le matin…

Akire me succèdera beaucoup plus tard dans la nuit. Cela faisait longtemps que je n’avais point revu cette « petite » djette, distillant pour l’occasion une Techno pêchue, dynamique, parfois teintée d’Electro, parfois agrémentée de Break Beat.
Tout ceci lui permettant d’envoyer un set éclectique, contribuant lui-même à maintenir l’ambiance festive et la bonne humeur au sein du Dancefloor.

Flash Back ~ C’était après le set de Josy...

Feels good ! Looks good ! Sounds good ! Hears good too !

Oh que tout ceci est bien vrai et les Fischerspooner (Warren Fischer, compositeur et Casey Spooner, chanteur) ont bien raison de le chanter !
C’est néanmoins la première galette que j’ai posée en m’installant bien tranquillement derrière les platines.
Musique Techno, no message ?! Que nenni, mes amis !
J’enchaine avec un vieux skeud, datant de 1993, Don’t Laugh de Winx (plus connu sous de le nom de Josh Wink aka Joshua Winkelman), qui aura le don de maintenir éveiller, les esprits, déjà bien chauffés par le set de Josy, en tout cas, j’en constatais une réaction positive de la part du Dancefloor.
Je lève la tête furtivement, histoire de mater les réactions diverses et variées des personnes présentes. C’est bon, les « smile » sont sur les visages et c’est parti pour une selecta plus que variée avec un peu de Minimale, ça fait pas de mal, de l’Electro, mais pas trop et aussi de la Techno, parce que c’est trop chaud !
C’est mon trip du moment ! Pour l’occasion, ça m’a permis de rejouer mes vieilles galettes, jouer des "ziks jumpy" avec des sons bizarroïdes !
En même temps, je profite de pouvoir enfin entendre certains de mes disques sur du gros son. Ça leur donne une "autre" nature, quelque chose de différent et qui pulse très fort. Hum… I love it !

Et je me dis que je suis en train d’écrire ce report à l’ancienne, pensant certainement choper la crampe de l’écrivain, mais sûrement pas celle du dj !

En ce moment, j’écoute un set de l’Immonde Rodriguez, Nervous Breakdown, d’ailleurs ça fait des semaines qu’il tourne dans mes oreilles, tout simplement parce que j’aime bien son côté "punchy & dynamic" et que c’est 38 minutes de "happy dance" in your "happy face" !

Pourquoi parler de M’sieur Hallal Bundy ?
Parce que je dois avouer qu’il m’a en partie inspirée en ce qui concerne le set que j’ai créé pour cette soirée.
Également, parce que M’sieur Haroun le Fourbe est un des seuls dj’s que je connais(se) et qui joue du (Ghetto)Jackin’.
C’est peut-être pour cette raison que j’ai accroché en écoutant ses mixes !

Et c’est également parce qu’il joue, et il le rentre très précisément à 21’23’’, The Argonauts, Children of the Grave (50 HZ), et ce qui suit est mortel !
Aïe, aïe aïe, ça fait mal, ça déchire, mais c’est bon !

Le Jackin’ est un style de musique Techno tirant sur Acidtechno, très particulier et surtout très peu répandu, puisque les bonnes productions se font assez rares.
On notera au passage les productions délirantes du label Minimalistix, sans oublier 50 HZ et Heavy Bass Music, label créé par DJ Bam Bam.
Un pied martelant en 4x4, rappelant celui de la Hardtek, mais possédant un nombre de BPM bien moindre, souvent des basses très saturées, ressemblant à s’y méprendre à de la Hardtechno (que l’on peut d’ailleurs parfaitement enchainer avec de la Schranz), avec des nappes d’aigus se rapprochant plus de l’Acid Techno.

Pour en revenir au Jackin', ou plus exactement House Jackin', c’est à la base une danse, plutôt prisée par les Anglo-Jamaïcains et en un lieu particulier de Manchester, appelé L’Haçienda.

Laurent Garnier en fait une étonnante description dans son livre, Electrochoc, en évoquant l’arrivée de la House Music

"[…]L’Haçienda réservait le jour du poisson à une clientèle bien particulière, majoritairement anglo-jamaïcaine, qui venait se défier en dansant le jackin’, une danse qu’on jurerait dérivée du charleston. Pour jacker, il fallait garder les pieds au sol, tout en les faisant patiner de l’extérieur vers l’intérieur, les jambes se croisant dans un ample mouvement de bassin. [...]
Et le jackin’, c’était du sérieux !"
dit-il…

En effet, chaque danseur devait prouver sur le dancefloor qu’il maîtrisait la chose et conformément aux règles utilisées pour la danse hip-hop.

Pourquoi parler de tout cela ?
Afin de ne pas oublier que certaines musiques restent essentiellement des musiques de danse.
Et tel est mon but, faire bouger les gens, leur faire avoir un putain de big smile et tout cela en essayant de raconter une petite histoire musicale, qui se terminera d’ailleurs par des sons un peu plus "durs", avec des caisses claires et un pied bien marqués, directement issus de productions irlandaises.

Je lève les yeux mais qui vois-je ?...

Flash Forward

Il fut très tard (ou très tôt) quand Max s’installa derrière les plateaux. Il a joué une Minimale tout ce qu’il y a de plus raffiné, de pointu et bien entendu, de très mental !
Très surprenant d’ailleurs et je dois avouer qu’il s’en est bien sorti malgré la fatigue qui se faisait ressentir.
En tout cas, sympa d’être venu poser quelques galettes avant les fêtes !

Maya reposera quelques 45 tours de plus. Du ragga, bien sûr !
Et tout le monde s’en fût, encore une fois, le sourire aux lèvres et sûrement la tête dans les étoiles, imprégné par la mélodie de Shanti D.

A mon humble avis, encore une très bonne soirée…

Musicalement, Phoebe…

Par Phoebe - Publié dans : Chroniques nocturnes
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