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Le blog de Phoebe

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Une autre manière de traiter, de décrypter et de comprendre ce que l’on nous donne à voir, à écouter, à lire…


DAUPHINS VERSUS HUMAINS

Publié par Phoebe sur 16 Janvier 2015, 10:07am

Catégories : #Chroniques terriennes

 

 

Selon des études scientifiques, plus le cerveau d’un organisme est grand et par conséquent complexe, plus complexe et élaboré sera son fonctionnement. L’apparition de nouvelles fonctions supérieures se fait par paliers. Les cétacés constituent une race civilisée qui a développé un langage et la taille du cerveau du dauphin nous le confirme.

Les vocalisations des dauphins se situent bien au-dessus de la fréquence accessible à l’oreille humaine. Les dauphins sauvent s’adapter. Ils ont découvert que l’être humain ne pouvait pas capter certaines fréquences tels que les ultrasons et ne pouvait pas également entendre sous l’eau.

Il serait donc utile d’instaurer une communication avec une intelligence non humaine. Le dauphin jouit ainsi d’une intelligence égale à celle de l’être humain, voire supérieure. C’est par ailleurs ce que nous raconte Robert Merle dans son roman de science-fiction « Un animal doué de raison ».

Dans ce roman se calque à une réalité non fictive : guerre du Vietnam, guerre froide, exploitation des animaux par l’être humain, il est question d’apprendre le langage humain à un dauphin né en captivité. Au départ, ce petit dauphin prénommé Yvan, apprend quelques syllabes puis quelques mots, ce qui lui permet de former quelques phrases rudimentaires. Ne sachant pas prononcer correctement son prénom, il s’appelle lui-même Fa.

Le mode de communication des dauphins est extrêmement complexe. Une large part des émissions acoustiques des dauphins relève de leur système très élaboré d’écho-repérage. Les systèmes de radar et de sonar utilisent le même principe pour la navigation maritime et spatiale. Chez le dauphin ce système constitue le principal mode sensoriel, système de communication avec le monde extérieur. Ce code est unilatéral : il est à la fois question et réponse. L’eau est un excellent conducteur du son et en y évoluant les dauphins émettent des signaux de haute fréquence qui leur sont renvoyés par les objets qui les entourent, en leur fournissant trois types de données :

  • La position de l’objet, avec la direction et la vitesse de tout déplacement de cet objet
  • Sa distance
  • Sa taille, sa forme et sa composition

Grâce aux échos de haute fréquence (les réponses) des signaux qu’ils lancent (les questions), les dauphins construisent constamment une image très précise de leur environnement.

Pour y parvenir, ils recourent au décalage entre l’arrivée respective des signaux dans l’oreille droite et l’oreille gauche, de façon à calculer la position de l’objet (tout comme l’être humain identifie le lieu d’une source sonore). Ils se servent du retard entre l’émission du signal et le retour de son écho pour estimer la distance avec certitude. Ils possèdent beaucoup d’informations sur les distorsions typiques de l’écho, qui leur permettent d’identifier la nature, la composition, la dureté et d’autres propriétés de l’objet réfléchissant le son.

Grâce à cette dernière aptitude, ils sont capables non seulement de chasser dans l’obscurité ou en eau trouble mais également, d’identifier les différents poissons. Leur système de sonar est si efficace qu’il les pourvoit d’une espèce de « vision radiographique » acoustique, c’est-à-dire d’informations qui pénètrent la surface des objets réfléchissants.

Les mères dauphins décèlent les troubles intestinaux de leurs enfants, probablement parce que la congestion d’un bébé provoque une perturbation significative de son système de sonar. On a observé des mères qui tapotaient gentiment le ventre de leurs petits pour les faire éructer, tout comme le ferait une mère humaine.

Les dauphins évoluent dans un monde acoustique et l’être humain n’a pas encore découvert comment sur cette base acoustique, ils communiquent entre eux : on sait seulement qu’ils disposent d’un code unilatéral mais également d’une signature-sifflée (whistle signature).

Dans « Un animal doué de raison », un scientifique permet à Fa, le dauphin de s’exprimer dans le langage humain. Après lui avoir concédé une compagne surnommée « Bi », pour Bessie, Fa apprend lui-même le langage humain à cette dauphine et maîtrisent tous deux la langue anglaise. Ils se voient même interrogés par des journalistes qui vont jusqu’à leur poser des questions sur la religion ainsi que sur l’existence de dieu.

Il existe une règle fondamentale dans la communauté des dauphins : l’abus d’un signal vital est une conduite grave qui dans l’intérêt de tous, ne saurait être tolérée.

La communication des dauphins va au-delà du simple appel de détresse, avertissements et autres signaux émotifs. Une chose est d’exprimer une émotion telle que la peur, d’une façon qui avertit du danger immédiat d’autres membres de la même espèce. C’en est une autre que de spécifier l’aspect physique et l’effet de l’objet dangereux. Les dauphins savent exprimer non seulement des images « à vide » mais également des concepts abstraits.

Et pour y parvenir il est requis plus que la simple expression d’émotions : il faut quelque chose de semblable au langage humain.

Cette idée renforce que les cétacés, orques et dauphins, sont vraiment doués d’une intelligence supérieure et possèdent un langage. Mais que font-ils de cette intelligence ?

Les cétacés sont indubitablement des êtres très intelligents et devraient être considérés comme nos égaux.

Il existe sur notre planète des individus dont l’intelligence approche sinon dépasse celle des êtres humains, qui partagent notre univers, mais qui vivent dans une réalité totalement différente. Cela semble si fantastique que nous ne devrions jamais cesser de nous demander ce qu’ils savent et ce qu’est leur réalité.

Un petit groupe d’astronomes et d’astrophysiciens décidèrent de fonder l’ordre des Dauphins, groupe de savants voués à un même but : instaurer la communication avec une intelligence non humaine en vue d’une communiquer dans l’espace.

 

Sources :

« La réalité de la réalité » - Paul Watzlawick - 1976

« Un animal doué de raison » - Robert Merle - 1967

 

 

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