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Le blog de Phoebe

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Une autre manière de traiter, de décrypter et de comprendre ce que l’on nous donne à voir, à écouter, à lire…


LES FILMS MOIS : A VOIR ET A REVOIR

Publié par Phoebe sur 16 Janvier 2015, 10:03am

Catégories : #Chroniques cinématographiques

UNDER THE SKIN

UNDER THE SKIN

UNDER THE SKIN

Réalisation : Jonathan Glazer

Scénario : Walter Campbell d’après l’adaptation du roman de Michel Faber « Sous la peau »

Année de sortie : 2014

Pays : Royaume-Uni

Genre : Science Fiction

Synopsis : Une jeune femme extraterrestre séduit des hommes afin de récupérer leurs peaux…

Commentaire : Dans ce film de science-fiction peu commun, le cinéaste pose la sempiternelle question existentielle : Qu’est-ce qu’un être humain ? En l’occurrence, une question simple qu’un extraterrestre pourrait bien entendu se poser.

La question est pertinente mais il existe évidemment plusieurs réponses possibles. Que l’on fasse appelle à la science ou à la spiritualité, la réponse est d’autant plus difficile à trouver qu’il semble tout d’abord nécessaire d’y réfléchir en avançant des arguments plausibles et justifiables. Cela reviendrait à chercher une aiguille dans une botte de foin !

Néanmoins, il est certain que même les scientifiques, exobiologistes et autres planétologues se posent eux aussi cette même question : d’où vient la vie ?

Question ô combien d’actualité grâce, non seulement, à l’exploration de la planète Mars (Mission Curiosity) ainsi que celle d’autres planètes de notre système solaire (découverte d’eau liquide et de glace sur Ganymède, une lune de Jupiter ainsi que sur Encelade et Titan, lunes de Saturne), mais également à la découverte depuis 1995 de nombreuses exoplanètes dans notre galaxie, la Voie Lactée.

Dans son film, le réalisateur met avant le corps humain : la peau humaine est mise en avant telle une « enveloppe » qui serait en quelque sorte interchangeable. Ce qu’est en définitive le corps de l’acteur, considéré comme un instrument de travail, qui introduit la nudité non pas comme un élément intime et privé de l’individu, mais plutôt tel un costume que l’on pourrait retirer à sa guise, tel un vêtement.

Le corps ne serait alors que chair, os et sang mais qu’en est-il de l’âme ? Une possible réponse à la fin du film.

Mise en avant du désir masculin dans toute sa splendeur et comme peut-être nous avons peu l’occasion de le voir. Le désir masculin est par la suite mis en exergue, puis décliné pour ensuite être réduit à ce qu’il est vraiment, un corps qui désire sans sentiment, voire un corps désiré jusqu’à l’extrême acte de violence.

Le cinéaste filme le mouvement du désir et l’analyse avec subtilité et finesse. Bien que le sujet soit traité sur le mode science fictionnel, toutes les scènes apparaissent comme très réalistes et connotent d’une esthétique, soutenues par un développement du récit juste mais qui, à mon humble avis, reste énigmatique. Ce qui nous pousserait bien évidemment à vouloir lire le livre dont le film est adapté.

Pour résumer et pour conclure, les apparences sont toujours trompeuses et finalement, le film amène à une réflexion sur les comportements et les rapports entre les genres et leurs conséquences.

Un film à voir et qui porte à réfléchir.

Sources :

Science & Univers n°13 - « Des milliards de planètes habitables » - Septembre 2014

Destination Science n°10 - « Conquête spatiale » - Juillet, Août, Septembre 2014

 

MOMMY

Réalisation & Scénario : Xavier Dolan

Année de sortie : 2014

Pays : Canada, Québec

Genre : Drame

Synopsis : Diane est une veuve âgée de la quarantaine et récupère son fils, Steve, un adolescent souffrant de troubles du comportement.

Commentaire : Film présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2014, Prix du jury.

« Mommy » est un film québécois comme on souhaiterait en voir plus souvent en France. L’auteur propose « un album de famille », en adoptant un point de vue intéressant grâce au choix du format de l’image carré 1:1, format inhabituel au cinéma, ainsi que par l’utilisation de nombreux gros plans qui placent le spectateur au plus proche de l’intimité des différents personnages.

L’incipit présente une nouvelle loi entrée en vigueur au Canada qui autorise les parents d’enfants au comportement très difficile à confier ces derniers à une institution étatique de type psychiatrique.

Le cinéaste expose une réflexion intelligente sur le schéma de la monoparentalité et de la difficulté d’élever un adolescent. Un instant de vie avec ses hauts, ses bas, ses temps forts et ses pics de crise, soutenue par une bande originale très contemporaine, le tout amenant un rythme et une dynamique au film.

Un album de famille qui nous rappelle que nous sommes tout de même au cinéma grâce à l’utilisation de ce fameux format tout le long du film sauf lors d’une séquence rêvée agrémentée de flou artistique judicieusement présenté.

Le cinéaste maîtrise son art et nous le démontre grâce à la subtilité des échelles de plans ainsi que la mise an abîme des différents personnages, en cela il nous accorde une magnifique leçon de cinéma.

MOMMY

MOMMY

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