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Le blog de Phoebe

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Une autre manière de traiter, de décrypter et de comprendre ce que l’on nous donne à voir, à écouter, à lire…


Le Bal des Vampires

Publié par Phoebe sur 4 Septembre 2010, 16:39pm

Catégories : #Chroniques cinématographiques

affiche Bal des vampires 1967 1

 

Titre original : The Fearless Vampire Killers

Réalisation : Roman Polanski

Scénario : Gérard Brach & Roman Polanski

Genre : comédie fantastique

Année : 1967

Pays : USA/GB

Production : Métro-Goldwyn-Meyer (MGM)

Synopsis : C’est en Transylvanie que le professeur Abronsius et son assistant, Alfred, sont sur les traces de potentiels vampires sévissant dans la région. A la suite du kidnapping de Sarah, la fille de l’aubergiste, les deux compères décident de se mettre à sa recherche et se retrouvent au château du Comte Von Kroloch, où un étrange bal se prépare…

Roman Polanski aime les films d’horreur, prétextant que ça le fait rire. Il s’en explique en disant que les gens aiment avoir peur sans danger ; la peur est proche de l’humour. Ne souhaitant ni en faire une parodie, ni d’un drame, il se lance dans l’écriture d’une comédie sur le thème du vampire, plutôt axée sur le style des contes de fées, voulant par la même occasion, se rapprocher des films de la Hammer.

Le Bal des Vampires constitue le second volume comique d’une trilogie fantastique, commencée avec Répulsion (1964) et terminée par Rosemary’s Baby (1968).

Le film respecte les codes du genre fantastique car il se fonde sur une thématique propre au cinéma d’épouvante.

Dès le pré-générique, le ton est donné. En effet, le lion emblématique de la MGM est remplacé par un vampire, laissant tomber une goutte de sang qui se faufile à travers les noms apparaissant durant le générique. Dès le début, Polanski annonce la couleur : un film comique qui lui permet de désamorcer l’angoisse intimant au spectateur qu’il vaut mieux rire qu’avoir peur. Par ailleurs, il poussera la comédie jusqu’au burlesque grâce à des scènes situées au-delà du ridicule.

vampire

La dégradation du fantastique se produit lorsque les mythes perdent leur signification en se détachant ou en s’isolant de toute relation symbolique. Ce qui induit une nette dissociation entre le rire et la peur. Le fantastique cesserait donc d’exister quand le rire reste l’unique élément recherché.

En cela, Le Bal des Vampires est un exemple idéal qui rend compte d’une familiarité sensible avec la mythologie vampirique.

"C’est un des rares cas où la dimension parodique est signe de réflexion et non de dérision".

Sources :

* Revue du Centre Nationale de la Cinématographie (CNC)

* Le Cinéma fantastique et ses mythologies (1895-1970) - Gérard Lenne


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