Dans le CHAPITRE 12, Les pyramides de Gizeh & le Sphinx (Égypte) - Part. 4 évoquait :

  • Ce que raconte le Grand Cercle
  • Exemple de syncrétisme
  • Qu'est-ce que l'ésotérisme ?
  • De l'efficacité du symbolisme et de la géométrie sacrée

Que sont les sciences occultes ?

Du latin « occultus », signifiant « caché, secret », l’occultisme désigne l’ensemble des arts et sciences occultes touchant aux secrets de la nature, à ce qui est non visible. Ces pratiques sont considérées par la science comme des pseudo-sciences. Il existe trois disciplines occultes :

  • L’alchimie,
  • La divination,
  • La magie.

L'occultisme se réfère à des disciplines associées à des notions surnaturelles et secrètes. Il se préoccupe du psychisme, possède ses propres théories et vise une fin pratique. L’ésotérisme se préoccupe du spirituel, nécessite une initiation et poursuit une fin idéale. Les textes les plus importants traitant de l’occultisme sont :

  • Le Secret des secrets ;
  • Le Grand Albert ;
  • La Table d’émeraude (Tabula Smaragdina en latin), autrement nommée « Les Quinze tablettes de Thot ». C’est l’un des textes les plus célèbres de la littérature alchimique et hermétique. Selon la légende, la Table d’émeraude présente l’enseignement d’Hermès Trismégiste, fondateur mythique de l’alchimie. Elle aurait été retrouvée dans son tombeau.

Font partie des arts occultes :

  • L’alchimie ;
  • L’astrologie ;
  • La divination, provient du terme latin « divinare » qui signifie « accomplir des choses divines ». Elle comprend : l’oniromancie, la géomancie, le Yi Jing, les runes, la cartomancie, l’astrologie, l’astronomie, l’oracle grec et le rishi ;
  • La médecine occulte comprend l’ensemble des méthodes permettant de soigner les maux, les maladies physiques et subtiles en utilisant des moyens magiques ou spirituels ;
  • La psychurgie est une discipline de la force de l’esprit pour maîtriser les forces psychiques qui entourent l’être humain et l’anime ;
  • La talismanie ;
  • Le chamanisme.

Quand la vision occultiste devient cosmique, l’occulte devient un autre monde, un monde parallèle au monde visible, telle une dimension cachée, un plan obscur, une dimension qui peut inquiéter car inconnue. Cela nécessite alors de se connaître soi-même.

Les vertus occultes manipulées par le mage sont :

  • L’influence des astres,
  • La force des sons,
  • Les génies des lieux et les esprits de la forêt,
  • L’action cachée des symboles.

 

La magie dans la société égyptienne

Après la mort, grâce à ses composantes éthérées, l'individu peut espérer une survie posthume dans la tombe et une existence immortelle auprès des puissances surnaturelles qui règlent les phénomènes cosmiques.

Ce pour quoi les anciens Égyptiens portaient une attention particulière à l’âme et à l’esprit (Confère Le monde spirituel dans l’Égypte antique).

La conservation du souffle de vie, « l'ânkh » (que l'on pourrait assimiler à l'âme/conscience), est cependant conditionnée par le respect, la vie durant, des principes de la Maât (Vérité-Justice-Ordre) et par la maîtrise efficace de la magie-Heka. Cette dernière est à la fois, un savoir livresque et une puissance intérieure, qui permet aux êtres humains de s'assimiler aux dieux.

Ce pour quoi participer à « l’équilibre cosmique » était non seulement le devoir mais également le vœu de tout ancien Égyptien, dans le but de devenir un « neter », à savoir un dieu, c’est-à-dire une entité supérieure, vivant sur un autre plan d’existence qui constitue une dimension supérieure.

Il est possible de relier ce concept issu de l’ancienne Égypte au concept contemporain suivant :

  • Il existe au-dessus de l’être humain quelque chose de puissant qui le guide.
  • Il existe une vie après la mort, qui n’est qu’un état transitoire.

 

Qu’est-ce qu’un dieu ?

Le terme « dieu » possède la racine indo-européenne « dei » signifiant « briller ». Dans une conception spirituelle, ce mot sert à désigner des êtres célestes ou des entités supérieures intelligentes faisant partie du monde spirituel, monde invisible aux yeux des mortels. Ce monde ne pourra être accessible qu’au moment de la mort et possède ses propres règles qui ne sont pas les mêmes que celles du monde visible (Confère Chapitre 10 du Grand Cercle : Tassili N’Ajjer avec « son grand dieu martien peint » (Algérie), Mais qui est Boris K. ?).

 

Heka ou le pouvoir magique

Heka est la divinité égyptienne qui personnifie la puissance magique ou le pouvoir magique. Elle est liée à toute magie car elle est, en quelque sorte, la magie même. Pour comprendre la magie Heka, il faut connaître la mythologie égyptienne.

Cette divinité est fils de Râ à Héliopolis (Confère la mythologie égyptienne, Chapitre 10 du Grand Cercle : L’oasis de Siwa (Égypte), également la forme juvénile de Khnoum à Esna ou de Ptah, le démiurge à Memphis (Confère la cosmogonie et le mythe de la création dans l’Égypte antique).

Esna est une cité égyptienne, située à 55 km au sud de Louxor, connue durant l’Antiquité sous le nom de Iounyt, Senat puis Latópolis. Ce dernier nom évoque la perche du Nil qui était le symbole de Neith, divinité associée à Pallas-Athéna par les Grecs. Le temple de Khnoum était dédié au culte de Khnoum, d’Heka et de Neith.

Grâce à la magie-Heka, il est possible de faire venir l'esprit-Akh d'un défunt. Une série de textes intitulée « Faire venir l'Akh », datée du Moyen-Empire, raconte que le défunt n'est pas supposé être présent dans sa tombe. Il est au loin, dans un endroit inconnu des vivants, nommé Au-delà. S'il lui est demandé de venir sous la forme de son « Ba » et de son « Akh », il ne doit cependant pas venir comme un esprit désincarné ou comme un spectre.

Ce pour quoi, le défunt doit s'habiller de son corps-djet, son corps d'éternité, représenté par sa statue, perçue comme un point de jonction entre la terre et l’au-delà.

La magie peut se définir comme l’art de produire des effets inexplicables obtenus par des moyens occultes (secrets). Dans les domaines de la religion et des sciences, la magie constitue la religion des mages et des prêtres de la Perse. En ethnologie, la magie est un pouvoir secret permettant d’atteindre une connaissance (supérieure), comme dans le chamanisme.

Ainsi, la magie est une pratique fondée sur la croyance en l’existence d’êtres, de pouvoirs et de forces occultes (secrètes et mystérieuses) et surnaturels, permettant d’agir sur le monde matériel par le biais de rituels spécifiques (Confère Chapitre 10 du Grand Cercle : Tassili N’Ajjer avec « son grand dieu martien peint » (Algérie) - Part. 3 & Monolithe de Gränichen, découvert le 20 décembre 2020 en Suisse.

 

La magie égyptienne, une magie sacrée

Dans l’ancienne Égypte, il existait un ensemble de rituels magico-religieux exercés dans les temples permettant d’organiser et de contrôler les forces émanant des « Neterou », les dieux, puissances invisibles et bénéfiques.

Ce système s’accompagnait de l’immortalité de l’essence humaine et du jeu de la Maât comme facteur d’équilibre cosmique et social de la création (Confère La Maât et l’harmonie cosmique).

Ce pour quoi les anciens Égyptiens portaient une attention particulière à l’âme et à l’esprit (Confère Le monde spirituel dans l’Égypte antique).

Le terme « esprit » définit un principe de la vie incorporelle de l’être humain. L’esprit s’oppose à la matière, il est un principe actif et subtil, et il doit être entrainé et guidé afin de pouvoir bien être dirigé. L’esprit est également assimilé aux êtres immatériels et incorporels ainsi qu’à l’âme des défunts.

D’un point de vue philosophique et spirituel, l’âme peut se définir comme la dimension supérieure de l’être, son corps le plus subtil, le plus éthérique. L’âme est d’origine céleste, elle est ce qui relie l’être humain à la Source de toute chose : Dieu, le Divin, La Lumière. L’âme est incorruptible et éternelle, elle est ce qui nous survit après la mort.

Dans la conception spirituelle égyptienne, après la mort, un long et compliqué voyage commençait car la volonté de tout ancien Égyptien pieux était de rejoindre le dieu soleil Rê et d’atteindre la vie éternelle après la mort.

Les anciens Égyptiens, croyaient à la puissance d'un mot ou d'un symbole. Ils craignaient et adoraient les dieux, qui sont bénéfiques ou dangereux, selon la personne qui les utilise. Dans les textes funéraires ultérieurs, cette vision de la magie se perpétue en étant présentée comme une sorte de « nourriture spirituelle » ou de « puissance vitale ».

La magie est une pratique spirituelle fondée sur la croyance en l'existence d'êtres, de pouvoirs et de forces occultes (secrètes et mystérieuses) et surnaturels, permettant d'agir sur le monde matériel par le biais de rituels spécifiques. La magie peut être décrite comme un ensemble d’activités et de technologies destinées à manipuler des agents et des énergies invisibles ou immatériels, non reconnus par la science.

La magie orientale - mésopotamienne, égyptienne, iranienne - explique ses effets par l'archétype, le modèle divin ou cosmogonique.

Les dieux sont des exemples, des créateurs, des tout-puissants. Les origines sont des moments forts parce qu’ils concentrent des puissances idéales, des possibilités.

Pour agir magiquement, il faut faire comme font les dieux ou faire comme ce qui fut à l'origine. C'est donc magique, par identification, par analogie. C’est cela la Magie sacrée. Les objets et les représentations iconographiques rattachés aux divinités représentent des symboles. Sur les papyrus égyptiens ou gréco-égyptiens, il est souvent écrit : « Je suis Isis », « Je suis Osiris ».

De nos jours, un mage ou un magicien est une personne qui s’applique à la science de la vertu. En cela, il devrait savoir polir deux vertus essentielles : LA SAGESSE et LA VOLONTÉ, car le sage sait où se trouve ses propres vertus, dans son cœur.

Voir et regarder, observer d’une façon scrupuleuse en utilisant L’INTUITION (le sixième sens) et L’ATTENTION (une des cinq principales cognitions du cerveau humain). C’est en explorant qu’il connaît la nature de chaque chose du visible à l’invisible.

L’Intelligence est un Principe Divin et en tant qu’individu, nous en sommes les gardiens honorables. L’Intelligence ne doit pas être détournée de son Essence Première.

Au sein du Chapitre 1 du Grand Cercle, Les enseignements du Maître des Rêves, il était question de faire la différence entre l’intelligence et l’intellect.

L’intelligence est l‘ensemble des processus retrouvés dans des systèmes, plus ou moins complexes vivants qui permettent d’apprendre, de comprendre et de s’adapter à des situations nouvelles.

L’intellect est un terme utilisé dans les études sur l’esprit humain et fait référence à la capacité de l’esprit à parvenir à des conclusions correctes sur ce qui est vrai ou faux et sur la façon de résoudre les problèmes. L’intellect est considéré comme une branche de l’intelligence.

 

Si nous considérons les Sciences occultes en général et la Magie en particulier : Ces deux pratiques proposent un enseignement appelé Doctrine Ésotérique ou Doctrine Hermétique, qui se distingue des différentes écoles de pensées philosophiques ou scientifiques. Les Sciences occultes sont une doctrine qui enseigne les Lois Éternelles, qui constitue la pérennité de l’Univers. C’est pourquoi les anciens Égyptiens l’appelèrent « la Doctrine du Ciel Étoilé ».

 

L’idée de magie requiert d’admettre l’existence de forces surnaturelles et secrètes. Elle consiste à invoquer spirituellement les puissances du ciel ou de la nature. Elle recourt à des moyens qui ne sont ni religieux ni techniques mais occultes, c’est-à-dire secrets (Confère Qu’est-ce que la magie ?).

L'occultisme se réfère à des disciplines associées à des notions surnaturelles et secrètes. L’occultisme se préoccupe du psychisme, possède ses propres théories et vise une fin pratique (Confère Que sont les sciences occultes ?).

Le monde matériel dans lequel vit l’être humain n’est qu’un plan d’existence parmi tant d’autres. Au regard de ce qui est, et, vit dans l’Univers, ce monde matériel est pour l’être humain un monde fait de nombreuses illusions. De ce qu’il engendre, ce monde n’implique donc qu’une conception matérielle de l’Univers, qui entrave l’appréhension des autres possibilités d’existence, si l’être humain n’en prend pas conscience.

 

De ce fait, s’il en prend conscience, l’être humain devra orienter ses efforts vers la captation de la réalité immatérielle, afin de trouver le vrai Bonheur.

Cependant, quoi qu’il fasse, la mort est une chose inéluctable pour l’être humain. Dans l’attente de cette découverte, l’être humain peut s’enrichir de la vraie expérience de Ceux qui se sont affranchis de la matière dense de la Terre. Il peut faire siens les Principes et la Description de l’Univers immatériel qu’ils lui sont enseignés afin qu’il se libère de ses chaînes actuelles. Ainsi, à son tour, il pourra acquérir par l’expérience, la Connaissance qui est la Leur.

Par conséquent, c’est seulement en s’attachant à vaincre son ignorance et à prendre conscience en découvrant d’autres formes et modes d’existence, plus subtils et impalpables, que l’être humain pourra enfin transmigrer vers d’autres plans d’existence, notamment supérieurs.

La mise en œuvre des moyens permettant cette libération est, entre autres, l’application pratique de la Magie.

Le mot « Magie » révèle, par sa structure linguistique, le caractère sacré et divin de ce qu’il signifie. L’origine indo-européenne des termes « Megh », « Magh », « Mogh » exprime « l’excellence », « la prêtrise », « la connaissance suprême » et le mot « maghdim » signifie « la plus haute sagesse ». La Magie est donc une philosophie, une sagesse, une excellence de la connaissance.

La sagesse est un concept utilisé pour qualifier le comportement d’un individu, souvent conforme à une éthique, alliant la conscience de soi et des autres, la tempérance (modération ou retenue de soi volontaire, le contrôle et la maîtrise de soi), la prudence, la sincérité, le discernement et la justice, s’appuyant sur un savoir raisonné.

En règle générale, la science telle que nous la connaissons, étudie les lois régissant le monde physique, visible, audible et tangible.

La Magie est la Science qui scrute et étudie tous les plans d’existence. Elle connaît l’interaction du plan physique et des sphères subtiles, non seulement en théorie mais aussi dans la mise en œuvre de cette connexion.

La Magie est un art, une technique. L’intellect, par une investigation rigoureuse, est capable d’appréhender ce savoir. Cet art se nomme également « Théurgie », littéralement « Action divine », « Œuvre divine ».

La théurgie est un « système religieux qui nous fait entrer en contact avec les dieux, non pas seulement par la pure élévation de notre intellect vers le noûs divin, mais au moyen de rites concrets et d'objets matériels ». Le « noûs », est en philosophie et dans l’Antiquité grecque ; l’intelligence, l’esprit, l’intellect.

La théurgie est une forme de magie qui permet de se mettre en rapport avec les puissances célestes bénéfiques dans le but de les voir, de les connaître et de communiquer avec elles. La théurgie est considérée comme la forme la « plus honorable » de la magie. Elle permet d’invoquer les bons esprits et d’invoquer les puissances surnaturelles aux fins louables de pouvoir communiquer avec Dieu, les divinités, la Lumière, la Source, etc.

La Magie de l’ancienne Égypte existe mais elle serait difficile à appréhender tant elle est puissante. Pour comprendre cette Magie, il faut en connaître sa théogonie, qui est la généalogie et l’ensemble des divinités d’une mythologie donnée.

 

A SUIVRE : CHAPITRE 12 : Les Pyramides de Gizeh et le Sphinx (Égypte) - Part. 6

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