L'HISTOIRE DU GRAND CERCLE : CHAPITRE 12 : Les pyramides de Gizeh & le Sphinx (Égypte) - Part. 22
02 sept. 2026Dans le CHAPITRE 12, Les pyramides de Gizeh & le Sphinx (Égypte) - Part. 21 évoquait :
- Monde spirituel, monde des esprits
- Les clefs du monde spirituel
- La vie de l'esprit
- Les archétypes
Qui est Thot ? Qui est Hermès ?
Confère Chapitre 1 du Grand Cercle : Les enseignements du Maître des Rêves.
Qui est Thot ?
Dans la mythologie égyptienne, Thot est le dieu-lune à tête d’ibis, qui régnait sur les scribes et la connaissance. Il était considéré comme le « Seigneur des mots sacrés ». Thot était également considéré comme le messager et le scribe sacré d’Osiris, dieu de la végétation et des morts. En raison de son association avec les connaissances secrètes, Thot participe aux funérailles du dieu Osiris. Thot est réputé inscrire le résultat de la pesée du cœur, autrement nommée psychostasie, d’un défunt lors de son passage dans l’Au-delà (Confère Chapitre 2 du Grand Cercle : Prendre des chemins de connaissances, voir Pesée du cœur).
Qui est Hermès ?
Dans la mythologie grecque, Hermès est le messager des dieux ainsi que de la communication, du voyage et de l’écriture. Fils de Zeus, roi des dieux et de la foudre, ses attributs sont le caducée et les sandales ailées. Hermès joue également un rôle psychopompe, car il guide les âmes des défunts vers le royaume des morts.
L’interpretatio graeca est une locution romaine qui désigne la propension des Grecs et des Romains de l'Antiquité à assimiler les divinités des barbares à leurs propres divinités.
Hermès Trismégiste est un personnage mythique issu de l’Antiquité gréco-égyptienne, à qui il a été attribué un ensemble de textes intitulés Hermetica, dont les plus connus sont :
- Corpus Hermeticum, recueils de traités mystico-philosophiques ;
- La Table d’émeraude (Tabula Smaragdina en latin), autrement nommée « Les Quinze tablettes de Thot ». C’est l’un des textes les plus célèbres de la littérature alchimique et hermétique, et, un des plus importants textes de l’occultisme. Selon la légende, la Table d’émeraude présente l’enseignement d’Hermès Trismégiste, fondateur mythique de l’alchimie.
Pour bien comprendre Les Quinze Tablette de Thot, il est nécessaire de connaître la théogonie, la cosmogonie, la mythologie égyptiennes ainsi que l’ancienne religion égyptienne et l’histoire de l’Égypte antique. Il est également utile d’avoir des notions d’alchimie, de connaître les cinq éléments, d’avoir en tête des concepts issus du pythagorisme, de l’orphisme et de l’hermétisme, et de connaître le principe des cultes à mystères. Il est aussi utile et nécessaire de se renseigner sur les croyances de l’ancienne Égypte afin de comprendre toutes les notions qui tournent autour de l’Au-delà (cartographie, topographie, carte mentale, voyage dans la barque céleste, les Douze heures de la nuit, etc.).
Pour également bien appréhender La Table d’Émeraude, texte issu de l’hermétisme et de l’alchimie, il convient de le replacer dans son contexte historico-religieux. Il n’est pas à prendre au pied de la lettre ni au premier degré ni à la légère, mais doit être compris en utilisant des approches philosophiques et métaphysiques, et, en prenant conscience de ce qu’est la pensée et l’espace, ce que les Pythagoriciens et les alchimistes nommaient le Cinquième élément, c’est-à-dire l’Éther.
Il existe une autre référence sur le sujet : le Bardo-Thödol, le livre tibétain des morts, qui est un véritable guide de transmigration de l’Âme-Conscience, mais il est nécessaire d’être assisté d’un lama. Le lama est celui qui enseigne le bouddhisme tibétain. Ce terme désigne un niveau de réalisation spirituelle avancé. Il s’applique à un enseignant considéré comme une source de la vérité qui libère.
Le Disciple des Rêves : « Mais, celui ou celle qui pratique le rêve lucide, n’a pas besoin du Bardo-Thödol, le livre tibétain des morts ».
Le Maître des Rêves : « Ce pour quoi il est intéressant d’assimiler le monde spirituel au monde onirique… »
Le Bardo-Thödol et les Six Yogas de Nāropa
Les Six Yogas de Nāropa sont un ensemble de pratiques tantriques avancées dans le bouddhisme tibétain. Les principales pratiques sont :
« Toummo » en tibétain, « chandālī » en sanscrit : le yoga de la chaleur intérieure, art de développer la chaleur psychique intérieure (méditation). La pratique se compose de visualisations complexes, de méditations, de respirations et comprend des exercices physiques.
« Gyoulü » ou « māyākāya » : le yoga du corps illusoire, la pratique de la visualisation du corps illusoire pour transcender les limites physiques (veille). Adaptation de « māyā » qui, dans les religions indiennes, est la nature illusoire du monde.
« Māyā » est le pouvoir de Dieu de créer, perpétuant l’illusion de la dualité dans l’univers phénoménal. Pour les mystiques, cette manifestation est réelle mais c’est une réalité insaisissable. Le but de l’éveil spirituel est de faire l’expérience du mirage de la « māyā » afin de la transcender afin de comprendre et de réaliser que l’être humain et l’univers ne font qu’un. La doctrine « māyā » considère le monde sensible comme un simple rêve, une apparence trompeuse ou une illusion.
« Bardo » ou « antarābhava » : le yoga de l’état intermédiaire, entre la mort et la naissance, nommé également méta-existence (chakra du cœur). « Bardo » signifie littéralement « intervalle » et fait référence à des périodes de vie auxquelles il est possible d’associer des limites.
Au sein du Bardo-Thödol, il existe six « bardo » :
- Bardo du lieu de naissance : entre la naissance jusqu’à la mort ;
- Bardo des rêves : entre la sortie du sommeil profond et le réveil, caractérisé par les visions oniriques ;
- Bardo de la méditation ou de la concentration : entre l’entrée et la sortie du recueillement méditatif ;
- Bardo du moment de la mort : entre le début de l’agonie et la fin du corps physique ou de la fin de la claire lumière fondamentale ;
- Bardo de la Réalité : entre le lever de la claire lumière fondamentale de la mort et la fin des visions pures de la Réalité Absolue, ou, entre le moment où prend fin la claire lumière fondamentale de la mort et la fin des visions pures de la Réalité ;
- Bardo du devenir : état traversé par le défunt entre la mort et la renaissance. C’est la méta-existence, une existence qui se déroule dans l’astral, autrement nommé espace, Éther, Cinquième élément.
« Powa » ou « samkrānti » : le yoga du transfert de conscience au moment de la mort. C’est la pratique du transfert de conscience, pratique décrite dans le Bardo-Thödol, le livre des morts tibétain :
« Le transfert de conscience est une pratique vajrayāna (bouddhisme tantrique ou ésotérique) consistant à transférer la conscience ordinaire dans l’espace de la Réalité ou dans un champ pur de bouddha (d’être éveillé) au moment de la mort ».
Le transfert de conscience n’est pas accessible à tout le monde. Pour se faire, il est nécessaire d’être initié, de pratiquer au moins une spiritualité et de s’entraîner
« Milam » ou « svapnadarśana » : le yoga du rêve, l’utilisation des rêves pour la pratique spirituelle et la réalisation de Soi.
« Ce yoga consiste à maintenir le fil de la conscience entre l’état de veille et celui du rêve, grâce à des pratiques précises de visualisation effectuées peu avant de s’endormir. Une fois que nous sommes devenus aussi conscients pendant le rêve que nous le sommes pendant l’état de veille, nous comprenons que nous pouvons agir sur nos rêves.
Nous apprenons à modifier leur contenu, à changer, par exemple, la taille des objets, à se déplacer (dans l’air et dans l’eau, comme sur terre) dans d’autres lieux, visiter le fond des océans ou le cœur du soleil, ou encore à se transformer et à prendre toutes sortes de formes (animal, végétal, minéral, entité supérieure, divinité, etc.). Il est également possible d’accéder à différents paradis, qui sont une multitude de mondes invisibles, plus subtils que le monde terrestre, où il est possible de rencontrer des anges, des archanges, des défunts, des bouddhas, des divinités, des animaux, et écouter le message qu’ils ont à transmettre ».
Confère sujets sur le rêve : Monolithe de Castell-Platja-d’Aro, Espagne, le 30/03/2021 et Chapitre 10 Part. 3 du Grand Cercle : Tassili N’Ajjer avec « son grand dieu martien peint » (Algérie), in Rêve lucide, oniromancie et onirocritique.
« Eusel » ou « prabhāsvara » : le yoga de la claire lumière, en état de sommeil profond (chakra du cœur). État de profonde clarté expérimentée par l’esprit qui demeure dans son état naturel lorsque toute préoccupation ou émotion perturbatrice en a disparu. « Eusel » est le nom donné « à la nature éveillée de l’esprit, qui est vide est lumineuse ». Cette pratique est présentée comme le cœur et l’essence de la Voie.
Le but est de s’entraîner à observer ce que sont les états intermédiaires.
Qu’est-ce que l’alchimie ?
L’alchimie se définit comme « un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux ». L’un des objectifs de l’alchimie est le grand œuvre, la réalisation de la pierre philosophale. Cette pierre est capable de transmuter les métaux, de guérison infaillible (la panacée) et d’apporter la prolongation de la vie ou l’immortalité grâce à un élixir de longue vie, potion légendaire qui aurait les vertus de prolonger indéfiniment la vie.
On retrouve cette potion au sein des mythes d’Hénoch, d’Idunn, de Thot, d’Hermès Trismégiste ainsi que dans la légende de la princesse Bari qui devint l’intermédiaire entre le monde physique et le monde des esprits. Cette légende constitue l’une des figures emblématiques de la culture traditionnelle coréenne et la princesse est vénérée par les chamanes avec un immense respect, telle une divinité. Il apparaît que cette légende est influencée par le chamanisme, le taoïsme, le bouddhisme et le confucianisme.
L’alchimie, en tant que pratiques et théories, est parfois accompagnée de spéculations philosophiques, mystiques et/ou spirituelles.
Des pratiques alchimistes se sont développées en Orient, notamment en Chine et en Inde. L’alchimie en Occident prend son essor en Égypte hellénistique, puis romaine et se diffuse dans le monde arabo-musulman pour ressurgir dans le monde occidental, du Moyen-Âge jusqu’au début de l’époque moderne en passant par la Renaissance.
Dans la pensée alchimiste, il y a l’idée que pratique et technique doivent être opérées par l’imitation de la nature. Grâce à ses travaux, l’alchimiste parachève la nature en imitant ses moyens. Cette concordance faite entre les travaux de l’alchimiste et l’observation de la nature est issue de la doctrine universelle des sympathies. Doctrine qui postule que tous les éléments du Cosmos sont connectés par des liens occultes, c’est-à-dire secrets.
L’alchimie arabe émerge dès 685 et la triade « corps-âme-esprit » apparaît au sein d’un écrit nommé Corpus Jabirianum, où l’élixir de longue vie est décrit non seulement comme un remède mais également une panacée.
L’alchimie dans la culture chinoise
Dans la culture chinoise antique, la recherche de remèdes d’immortalité est présente depuis la période des Royaumes Combattants (du 5ème au 3ème siècles avant Jésus-Christ). La Voie des magiciens et des immortels (Fangxiandao en chinois) et leurs pratiques, sont assimilées à l’alchimie.
« Fangxiandao », littéralement « Voie des magiciens et des immortels » ou « école des immortels » est un courant magico-religieux chinois de la Période des Printemps et Automnes (-771/-256) et de la Période des Royaumes Combattants. Ce mouvement réunissait des « fāngshì » littéralement « érudit des méthodes » autrement dit « des maîtres des techniques », des spécialistes des techniques pour atteindre l’immortalité, détenteurs d’un savoir parallèle sur les immortels, transmis de maître à disciples, de tradition orale ou par des écrits secrets.
Pour comprendre cela, il est utile et nécessaire d’explorer la culture chinoise ainsi que l’École de Sirius, où il est justement question de l’explorer et au de laquelle il existe des notions et des concepts philosophiques, spirituels, métaphysiques et magiques issus du bouddhisme et du taoïsme. Confère le paragraphe L’étoile Régulus et les astéroïdes, dans l’École de Sirius Part. 4, in Le Soleil Part. 2 (Suite), B.O.A.T, un rayon Gamma interstellaire - Part. 2, Les Triangles dans la voûte céleste.
L’immortel taoïste
En Chine, à partir de la période des Royaumes Combattants, l’immortel xiānrén est un être fantastique aux pouvoirs surnaturels et aux dimensions cosmologiques, dont l’état transcende l’opposition entre vie et mort. Il en résulte un idéal de transformation et de vie spirituelles.
Comme les chamans, les immortels sont maîtres des éléments et peuvent prendre une forme animale. Ils ont des pouvoirs similaires à ceux des oiseaux et aux êtres aquatiques auxquels ils sont souvent comparés ou associés.
A partir du 3ème siècle, les immortels sont clairement taoïstes et sont tantôt visibles tantôt invisibles et mobiles, ils peuvent se trouver partout et nulle part. Ils sont insaisissables en mouvement. Leur montée et leur descente symbolisent ceux du souffle vital nommé « Qi » qui s’élève, ainsi que celui du Tao qui descend sous la forme de textes sacrés. Les immortels résident dans les hauteurs, dans les étoiles et dans les grottes des entrailles de la terre.
Les immortels des origines vivaient dans les montagnes ou sur des îles montagneuses, notamment les monts Kunlun, dans les étoiles, au fond de l’eau, dans des grottes qui communiquent avec le ciel et dans les îles des mers orientales. Confère le Grand Cercle qui évoque notamment le site de Naupa Iglesia, les pyramides de Paratoari, Porte d’Amaru Muru dite Porte des Dieux située sur la montagne d’Hayu Marca, tous situés au Pérou.
A l’origine, la quête de l’immortalité implique essentiellement un travail sur le corps comprenant un régime diététique particulier, la pratique du Tai Chi et du Qi Gong, la consommation d’herbes et d’élixirs, accompagnés d’exercices spirituels comme la méditation.
Avec le développement du taoïsme institutionnel, l’exigence du respect de la communauté se rajoute à la pratique individuelle. Conduites morales et bonnes actions sont alors recommandées. Les techniques corporelles sont variées et souvent spécifiques à une école ou à un maître : diététique, alchimie externe par absorption d’élixirs et de pilules, alchimie interne par visualisation et gymnastique. Il est ainsi possible d’accéder à l’état d’immortel en se débarrassant de son corps au moment de la mort. Les plus doués peuvent se métamorphoser et s’élever au ciel de leur vivant (Confère Erlang Shen dans L’étoile Régulus et les astéroïdes, in L’École de Sirius.
A SUIVRE : CHAPITRE 12 : Les Pyramides de Gizeh et le Sphinx (Égypte) - Part. 23
Confère également sur ce Blog : Une fenêtre sur le monde :
- L’école de Sirius
- Les objets interstellaires : Les différentes visions de l’Univers & Le langage des étoiles
- Qu’est-ce qu’un starseed ? Part. 1 & 2
- Guide pour Starseed de la Lumière