L’ÉCOLE DE SIRIUS - Partie 5
07 sept. 2026Pour connaître le Cosmos, il est nécessaire de séparer le matériel de l'immatériel.
Le Soleil Part. 2 (Suite)
B.O.A.T, un rayon Gamma interstellaire - Part. 2
Les Triangles dans la voûte céleste
Les Quatre Gardiennes du Ciel - Part. 1
Les étoiles Régulus (Lion), Antarès (Scorpion), Aldébaran (Taureau) et Fomalhaut (Poisson austral) sont des étoiles considérées dans la mythologie persane comme les Quatre Gardiennes du Ciel.
LES QUATRE GARDIENNES DU CIEL ou ÉTOILES ROYALES sont quatre étoiles, Régulus, Antarès, Aldébaran et Fomalhaut, qui sont mentionnées dans la mythologie perse antique, où elles sont considérées comme DES GUIDES ou DES GARDIENNES CÉLESTES. La légende attribue à ces étoiles DES FONCTIONS DIVINES qui symbolisent LA PROTECTION et LA GUIDANCE.
L’étoile Régulus
L’étoile Régulus ou Alpha Leonis ou α Leonis est l’étoile la plus brillante de la constellation du Lion, située à 79 années-lumière du Système Solaire. Elle est la 21ème étoile la plus brillante du ciel nocturne. Elle est visible sur tout le globe terrestre. Régulus est un système stellaire possédant quatre étoiles, dont les deux paires gravitent l’une autour de l’autre.
L’étoile Régulus passe très proche du Soleil, tous les 23 août de chaque année. Cette étoile peut être éventuellement occultée par la Lune, des planètes ou des astéroïdes.
Régulus fut occultée par la planète Vénus le 7 juillet 1959. La prochaine occultation aura lieu le 1er octobre 2044, toujours par la planète Vénus.
Régulus peut également être occultée par des astéroïdes. Le 19 octobre 2005, l’astéroïde (166) Rhodope a occulté l’étoile Régulus. L’occultation fut visible dans le Sud de l’Europe, notamment au Portugal, en Espagne, en Italie, en Grèce ainsi qu’en Turquie.
L’Espagne « fait penser » au Monolithe de Castell-Platja d’Aro, structure en forme de prisme, découverte le 30 mars 2021, sur la plage de Sa Conca, en Catalogne. La Grèce « fait penser » à la Grèce antique, à l’ancienne religion grecque, au pythagorisme, aux cultes à mystères, aux Mystères d’Éleusis, à l’orphisme, au mythe d’Orphée et à l’Au-delà. La Turquie « fait penser » au plus ancien site archéologique de la planète : Göbekli Tepe, situé dans la province de Sanliurfa. Sanliurfa renvoie directement au Monolithe de Sanliurfa, structure en forme de prisme, découverte le 5 février 2021, non loin de Göbekli Tepe, littéralement « colline du ventre » ou « colline ventrue ». Le monolithe possédait les inscriptions suivantes en turc ancien : « Si vous levez la tête, vous verrez la Lune ».
L’étoile Régulus et les astéroïdes
Le 20 mars 2014, l’astéroïde (163) Érigone a occulté l’étoile Régulus. Le phénomène a pu être éventuellement observable sur une bande intérieure de 70 km, sur un axe passant dans le Sud de l’Ontario, province située au Canada, vers la ville de Buffalo située dans l’extrême Ouest de l’État de New York ainsi que par New York City.
Le Sud de l’Ontario renvoie aux trois Monolithes du Futur qui ont été découverts au Canada, notamment à Pinawa (Manitoba), à Vancouver (Colombie-Britannique) et à Montréal (Québec). Ces monolithes ont été respectivement découverts les 6 décembre 2020, 9 décembre 2020 et 18 décembre 2020.
La ville de Buffalo, ville située dans l’État de New York, « fait penser » au buffle, au bœuf et au taureau. Ce qui renvoie aux Dix images du Buffle dans le bouddhisme, aux Quatre aspects de la vie de Jésus-Christ ainsi qu’à la constellation du Taureau, signe faisant partie du Zodiaque et dont Aldébaran est l’étoile la plus brillante. Cette dernière fait partie des Quatre Gardiennes du Ciel. Les Quatre aspects de la vie de Jésus-Christ « font penser » aux Quatre Nobles Vérités, issues des Enseignement de Bouddha, ainsi qu’à la Quatrième Noble Vérité qui constitue la Voie du Milieu, et aux Quatre Incommensurables ainsi qu’à la pratique des vertus.
En astronomie, une occultation est le phénomène par lequel un astre, telle qu’une planète, une lune, une étoile ou un astéroïde, est masqué partiellement ou totalement par un autre astre, qui passe entre celui-ci et l’observateur. L’éclipse de Soleil par la Lune constitue un cas particulier d’occultation.
L’astéroïde (163) Érigone renvoie au mythe d’Érigone d’Icarios, jeune fille qui aimait le dieu Dionysos, qui lui enseigna l’art de la culture de la vigne. Érigone possédait une chienne Maera qui l’accompagna jusque dans la mort, symbolisant sa loyauté et sa fidélité. Ce qui engendre la symbolique du chien, que l’on retrouve notamment au sein du Chapitre 6 Part. 2 du Grand Cercle : Le géoglyphe de Paracas et les géoglyphes de Nazca (Pérou), in Symbolique du chien. Ce qui peut « faire penser » à la constellation du Petit Chien et à l’étoile Procyon ainsi qu’à la constellation du Grand Chien et à l’étoile Sirius.
En outre, la relation entre Érigone et sa chienne Maera « fait penser » à Yang Jian, également connu sous le nom de Erlang Shen ou Seigneur du Sichuan ou encore Li Erlang, dieu de la mythologie chinoise qui porte un Troisième Œil au milieu du front. Il possédait une chienne prénommée Xiaotian Quan, littéralement « chien céleste hurlant ou aboyant ».
Erlang Shen et Xiyue Dadi, dieux de la mythologie chinoise
Erlang Shen est associé à des héros qui protégèrent la population d’inondations sous les dynasties Qin, Sui et Jin. Dans l’Investiture des Dieux et dans Pérégrinations vers l’Ouest, Erlang Shen apparaît comme le neveu de l’empereur de Jade, qualifié de « Vrai Seigneur » ou d’illustre sage. Une légende lui attribue une réussite contre une inondation, une autre raconte son combat contre un dragon de feu.
Dans « L’Investiture des Dieux », Erlang Shen/Yang Jian est un disciple de Yuding Zhenren, maîtrisant le combat et la magie, notamment les métamorphoses.
L’Empereur de Jade envoie Erlang Shen accompagné par sept autres sages, soumettre Sun Wukong, autrement nommé Roi-Singe, personnage légendaire de la littérature classique chinoise, apparaissant également dans Pérégrinations vers l’Ouest, qui causa des ravages dans les cieux et devait donc être puni. Erlang Shen et Sun Wukong combattent en utilisant la magie, notamment la métamorphose.
Erlang Shen combat en utilisant son Troisième Œil, aux côtés de sa chienne Xiaotian Quan. Cette dernière est un animal issu de la mythologie chinoise. Souvent représentée comme une chienne de couleur noire, Xiaotian Quan aide Erlang Shen au combat en utilisant son hurlement et sa morsure, tous deux puissants et utiles pour déchiqueter et maîtriser les démons. Xiaotian Quan apparaît notamment dans L’Investiture des Dieux, dans Pérégrinations vers l’Ouest ainsi que dans La Lanterne du Lotus Magique, un conte de fée chinois diffusé, entre 618 et 907.
« La Lanterne du Lotus Magique » conte l’histoire de la déesse Sanshengmu issue de la mythologie chinoise, troisième fille de l’Empereur Xijue, divinité taoïste de la montagne sacrée du mont Hua ou Montagne de l’Ouest. L’Empereur Xijue est l’un des Grands Empereurs des Cinq Montagnes sacrées.
Autrement nommé Xiyue Dadi, l’Empereur Xijue était considéré comme l’ancêtre de Dayu, plus connu sous le nom de Yu le Grand ou Yu l’Ingénieur, roi légendaire de la Chine ancienne. La croyance en Xiyue Dadi trouve son origine dans le culte des montagnes et des rivières dans la Chine ancienne. Entre 618 et 907, la cour impériale organisait des cérémonies de culte destinées à Xiyue Dadi, selon les mêmes traditions et les mêmes rituels que ceux pratiqués par les Trois Grands Dieux, également connus sous l’expression « les Trois Purs ».
Les Trois Purs sont les trois dieux les plus élevés dans le panthéon taoïste :
- Pureté de Jade - Seigneur céleste originel et primordial.
- Pureté Supérieure - Trésors divins, Seigneur céleste.
- Grande Pureté - Seigneur céleste de la Voie et de la Vertu.
Ces trois divinités sont considérées comme les incarnations primordiales de l’Énergie Unique nommée Tao.
Un proverbe taoïste dit : « L’Énergie de l’Un se transforme en les Trois Purs ». Cette expression peut désigner une scène de commencement dans le processus de la création, signifiant qu’au début de la création de l’Univers, il n’y avait rien d’autre que le Tao, l’Énergie de l’Un. Après s’être transformée, l’Énergie de l’Un a créé trois Divinités primordiales nommées les Trois Purs.
L’expression « les Trois Purs » peut également désigner un haut niveau dans la pratique taoïste, ainsi décrit : « Les Cinq types d’Énergie se combinent et deviennent l’Énergie de l’Unique ; L’Énergie de l’Unique se transforme alors en Trois Purs ».
Selon la cosmologie taoïste, l’expression possède un double sens : un corps humain est un petit univers, tandis que l’univers est un grand corps humain. Les Trois Purs sont considérés comme les sources de toute existence dans l’univers, et, sont également considérés comme ayant un pouvoir sur le temps. Ils pouvaient également représenter le passé, le présent et le futur.
Selon la mythologie taoïste, les Trois Purs résident dans les cieux les plus élevés appelés les Trois Cieux les plus Purs :
- Paradis de la Pureté de Jade, où réside le Seigneur Céleste Originel et Primordial,
- Paradis de la Pureté Supérieure, où réside le Seigneur Céleste des Trésors divins,
- Grand Paradis de la Pureté, où réside le Seigneur Céleste de la Voie et de la Vertu.
La légende raconte que Xijue Dadi détenait l’autorité sur les rangs des immortels, des fantômes et des dieux, ainsi que sur les récompenses et les punitions du peuple.
Le taoïsme a exercé une influence sur le culte de Xijue Dadi. Selon les croyances taoïstes, Xijue le Grand est considéré comme le dieu de l’École du Yin-Yang, possédant la capacité de gouverner les fluctuations naturelles des cieux et de la terre, de manipuler les vents et la pluie, et, de maîtriser son essence divine. Néanmoins, la légende de Xijue Dadi occupe une place prépondérante dans la cosmologie taoïste, et, est profondément liée à l’histoire et à la culture chinoises.
Le concept de Wuxing
Dans la philosophie chinoise, le « Wuxing » peut se traduire par de nombreuses expressions : Les Cinq Mouvements, Les Cinq Circulations, Les Cinq Type d’Énergie, Les Cinq Éléments, Les Cinq Transformations, Les Cinq Phases, ou encore Les Cinq Agents.
Le Wuxing est un schéma conceptuel à cinq volets, utilisé pour expliquer un large éventail de phénomènes, y compris les cycles terrestres et célestes, qui regroupent et caractérisent les relations et les interactions entre la science, la médecine, la politique et la religion, les relations sociales et l’éducation, dans la culture chinoise.
Les Cinq Mouvements sont associés aux planètes du Système Solaire : Mars, Mercure, Jupiter, Vénus et Saturne. A l’origine, le Wuxing faisait référence aux cinq planètes du Système Solaire. Avec le Soleil et la Lune, ces cinq planètes étaient conçues pour créer les cinq forces de la vie terrestre.
Le système Wuxing est utilisé, et, est applicable dans de multiples domaines, constituant la pensée chinoise comme la musique, le Feng Shui, l’alchimie, l’astrologie, les arts martiaux, la stratégie militaire, la divination (Yi Jing), la religion, la médecine traditionnelle, servant d’élément métaphysique basé sur une analogie cosmique.
Dans la Chine ancienne, un « wu » était un chaman ou un sorcier qui s’appliquait, entre autres, à la divination et à communiquer avec les esprits résidant dans le monde spirituel.
Confère Chapitre 12 Part. 3 du Grand Cercle : Les pyramides de Gizeh et le Sphinx (Égypte), in Religion traditionnelle chinoise et chamanisme & Le chaman taoïste.
La métaphysique est une branche de la philosophie qui examine la nature fondamentale ou la structure la plus fondamentale de la réalité. La métaphysique est considérée comme étant l’étude des caractéristiques indépendantes de l’esprit du monde.
La mythologie chinoise est une mythologie transmise oralement ou consignée dans la littérature classique chinoise, issue de la région connue sous le nom de Grande Chine. La mythologie chinoise possède une grande diversité de mythes issues de traditions régionales et culturelles, et, se compose de récits mettant en scène des personnages et des êtres extraordinaires dotés de pouvoirs magiques. Les histoires se déroulent dans des royaumes mythologiques fantastiques ou à des époques historiques. Ainsi, la mythologie et l’histoire chinoises sont parfois intimement liés, y compris la géographie, parce que la mythologie chinoise a été partiellement considérée comme un témoignage factuel du passé.
Il existe une interaction significative entre la mythologie chinoise et les traditions philosophiques issues du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme. Par exemple, des éléments du « Classique des montagnes et des mers », texte classique chinois et compilation d’une géographie mythique, ont été adaptés à ces croyances ou assimilés à la culture chinoise.
Les enseignements et les croyances du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme sont devenus des composantes de la mythologie chinoise. Par exemple, la croyance taoïste d’un « paradis spirituel » a été intégrée dans la mythologie chinoise, comme lieu où résident les immortels et les divinités.
Il existe même des variations régionales voire claniques du thème mythologique qui instiguent une vision chamanique du monde, que l’on retrouve notamment dans le chamanisme taoïste, dans le chamanisme mongol ou dans les croyances chamaniques diffusées entre 1643 et 1912, issues des Mandchous. Les Cent Écoles de Pensée étaient des philosophies et des écoles qui ont prospéré durant la période des Royaumes combattants. Les mouvements philosophiques et la mythologie chinoise ont entretenus une relation complexe.
Erlang Shen « fait penser » au terme chinois « shen » qui évoque l’énergie psychique et mentale. Cette notion peut être associée à l’esprit, nommé « Chi » ou « Qi », traduit par « souffle vital, énergie vitale » en chinois, nommé « Ki » en japonais.
« Shen », dimension spirituelle et psychique de l’être humain
Le « shen » a déjà été évoqué au sein du Chapitre 12 Part. 18 du Grand Cercle : Les pyramides de Gizeh et le Sphinx (Égypte), in La stèle du rêve et les Moaïs en tuf volcanique.
Le « shen » en chinois ou « shin » en japonais, est un terme utilisé pour désigner l’énergie psychique et mentale. Le « shen » peut être assimilé à deux concepts issus de l’Égypte antique : l’Esprit-Ka et l’Âme-Ba, car les anciens Égyptiens portaient une attention particulière à l’âme et à l’esprit.
La notion de « shen » peut être également associée à la pratique « hishiryō » issue du bouddhisme zen, que l’on retrouve dans l’expression « I Shin den Shin », littéralement « de mon esprit à ton esprit », ainsi qu’au concept de Pleine Conscience également issu du bouddhisme.
Le concept « hishiryō » a déjà été développé au sein du Chapitre 7 Part. 2 du Grand Cercle : La vallée sacrée des Incas : Ollantaytambo, Sacsayhuamán, Machu Picchu (Pérou), in Le concept d'hishiryō. « Hishiryō » est un terme utilisé dans le bouddhisme zen qui signifie « non-pensée » ou « au-delà de la pensée ».
« Shen » en chinois, signifie « esprit », « conscience », « divinité » selon le contexte, englobant non seulement « l’Âme individuelle » mais également « l’Esprit originel ».
Le terme « shen » est un concept central dans la culture chinoise traditionnelle. Il est souvent traduit par « Esprit » ou « Conscience », et, représente la dimension spirituelle et psychique de l’être humain. « Shen » fait partie des Trois Trésors avec le « Jing » (« l’essence vitale ») et le « Qi » (« l’énergie vitale »).
Les Trois Trésors du bouddhisme et du taoïsme
LES TROIS TRÉSORS ou « sān bǎo » est un concept issu du taoïsme qui regroupe trois vertus importantes : LA COMPASSION, LA MODÉRATION, L’HUMILITÉ. Les Trois Trésors peuvent être assimilés aux Trois Joyaux du bouddhisme.
LES TROIS JOYAUX sont une notion que l’on retrouve au sein du bouddhisme, de l’hindouisme et du jaïnisme. Les Trois Joyaux se composent du :
- BOUDDHA, soit Bouddha Shakyamuni, autrement nommé Siddhārtha Gautama, maître spirituel et fondateur du bouddhisme ;
- DHARMA, qui désigne l’ensemble des normes et des lois sociales, politiques, familiales, personnelles, naturelles et cosmiques. Ainsi, le Dharma est la Loi ;
- SANGHA, littéralement « multitude » mais généralement traduit par « communauté », désigne la communauté monastique regroupant les bhikshu (les moines) et les bhikkhuni (moniales bouddhistes).
Le Sangha constitue également la communauté spirituelle des « arya-bodhisattva » encore nommés « les Quatre être nobles » ou celle des « arya », les « êtres supérieurs », ayant déjà atteint une perception directe de la vacuité des phénomènes, première des terres du bodhisattva. Les terres du bodhisattva sont les dix étapes qu’ils doivent passer, connotant d’une progression sur le chemin de l’éveil ainsi que d’un haut niveau de réalisation spirituelle. Il est alors question du « saṅgha sublime ». Ce dernier constitue un objet du refuge bouddhique.
On retrouve ces étapes dans le « Daśabhūmikasūtra » ou « Soutra des Dix Terres ou des Dix étapes », issu du bouddhisme mahāyāna (bouddhisme ésotérique). Le « Daśabhūmikasūtra » fait partie du « Avatamsaka sūtra » ou « Soutra de l'ornementation fleurie » ou « Soutra de la guirlande (de fleurs) », qui décrit très longuement la Réalité Ultime, le « Dharmadhatu ».
Confère également « Gandavyuha Sūtra » et « Mahāyāna Mahāparinirvāna Sūtra » ou « Discours de la Grande Extinction », aussi nommé « Sūtra du Nirvāna ».
Réalité Ultime : philosophie et métaphysique
La Réalité Ultime désigne la vérité la plus profonde et fondamentale de l’existence, transcendant les perceptions ordinaires et les constructions conceptuelles.
Dans l’hindouisme, la Réalité Ultime est souvent identifiée au Brahman, l’essence absolue et universelle de tout ce qui existe, source de toute création et transcendant les dualités apparentes.
Dans le bouddhisme, la Réalité Ultime correspond à la vraie nature des phénomènes, souvent associée à la vacuité, nommée « Shunyata », où les êtres sont perçus comme interconnectés et dépourvus d’existence inhérente.
Dans le bouddhisme Theravāda, la Réalité Ultime est liée au « Nirvāna » souvent traduite par « libération », qui correspond à l’extinction de la souffrance nommée « dukkha », à la culture du bonheur nommé « sukha » et à la libération des agrégats physique et psychologique. Pour annihiler « dukkha », il est nécessaire, utile et efficace de lire et de comprendre les « Enseignements du Bouddha », notamment les Quatre Nobles Vérités, dont la Quatrième dispense une guidance, à travers une méthode, une pratique et un objectif, permettant le détachement des illusions, l’élévation de l’esprit et la libération de l’âme du cycle infernal des renaissances sur Terre, nommé le « samsāra ».
Ainsi, par l’observation de la nature des choses, la pratique de la méditation, de la contemplation, de la visualisation, de la projection, il est possible de transcender toute chose, c’est-à-dire de voir au-delà des apparences, des illusions et de la matière.
L’acquisition et la bonne compréhension de concepts philosophiques et métaphysiques, ainsi que la pratique accompagnée de la philosophie, permettent l’ouverture du Troisième Œil, de transcender, d’atteindre la Pleine Conscience ainsi que la libération nommée « Nirvāna ». Les Quatre Nobles Vérités sont intimement liées aux Quatre Incommensurables qui sont : LA JOIE - LE BONHEUR - LA COMPASSION - L’ÉQUANIMITÉ.
La Réalité Ultime est une notion multidimensionnelle qui représente soit la vérité absolue et transcendante, soit un mystère à découvrir. Elle invite à réfléchir sur la nature de l’existence, sur ce qu’est la conscience et sur le Mystère de l’Univers. Pour connaître le Mystère de l’Univers, il est nécessaire de séparer l’esprit de la matière, le matériel de l’immatériel. La Réalité Ultime dépasse les apparences et les dualités, et, offre une perspective sur ce qui est fondamental et universel.
« Shen », dimension spirituelle et cosmique
Dans la médecine traditionnelle chinoise, le « Shen » réside dans le cœur, qui abrite la nature profonde et régule les émotions, la pensée et la conscience. Le « Shen » ne possède pas de forme physique mais peut se manifester par la clarté mentale, l’éclat du regard et l’équilibre émotionnel. Un « Shen » harmonieux reflète une vitalité et une spiritualité épanouies.
Dans une dimension spirituelle et cosmique, le « Yuan Shen » ou « Esprit originel » représente la conscience cosmique, la source de toute énergie et de matière, ainsi que la matrice de toutes les potentialités. La notion de « shen » associe la naissance, la vitalité et le développement spirituel de l’individu sur le plan cosmique, tout comme le concept japonais « hishiryō » qui raconte que « l’Univers est paisible et sans crainte ».
Dans le Chapitre 12 Part. 3 du Grand Cercle : Les pyramides de Gizeh et le Sphinx (Égypte), au sein du paragraphe intitulé « Le chaman taoïste », il est dit que « Dans la Chine ancienne, un « wu » était un chaman. Les pratiques étaient axées sur le « Shen Ming », « la clarté de l’esprit et des perceptions ». A cette époque, il existait « une perception très fine des énergies subtiles du corps et de l’esprit ».
Dans un contexte de bouddhisme chinois, « Shen Ming » signifie au sens premier « le corps et la vie », « la vie corporelle ». Dans un second sens, le terme renvoie aux esprits du ciel et de la terre, aux dieux ainsi qu’à la nature intelligente ou spirituelle.
« Shen Ming » pourrait ainsi faire référence aux dieux célestes et aux esprit terrestres. Ce qui est insondable s’appelle « shen » et ce qui est « ling ming », soit « spirituellement brillant » comme un miroir, est « ming ».
Le terme « Shen Ming » fait également référence à la nature consciente de l’être sensible.
Un rituel d’hommage et de révérence dans le bouddhisme déclare : « Ouvrir le chemin juste de, menant au gué clair du chemin juste ».
Dans le chapitre sur l’encouragement de la dévotion, le « Soutra du Lotus » déclare : « Je ne chéris ni mon corps ni ma vie, mais seulement le chemin inégalé ».
Tous ces soutras « font penser » notamment au « Soutra du Cœur » ainsi qu’au « Soutra du Diamant ».
A SUIVRE : L’ÉCOLE DE SIRIUS - Partie 6 : L’étoile Antarès
Confère également sur ce Blog - Les objets interstellaires : Les différentes visions de l'Univers & Le langage des étoiles.