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Le blog de Phoebe

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Une autre manière de traiter, de décrypter et de comprendre ce que l’on nous donne à voir, à écouter, à lire…


LA COMMUNICATION EXTRATERRESTRE

Publié par Phoebe sur 16 Janvier 2015, 10:10am

Catégories : #Chroniques astronomiques

LE SYSTEME SOLAIRE ET LA PLANETE TERRE
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LE SYSTEME SOLAIRE ET LA PLANETE TERRE

LE SYSTEME SOLAIRE ET LA PLANETE TERRE

Paul Watzlawick (1921-2007) est un théoricien de la communication, sociologue, psychologue et psychanalyste jungien, ses travaux ont porté sur la thérapie familiale et la psychothérapie générale.

A l’heure où l’être humain découvre de plus en plus d’exoplanètes au sein de la galaxie, pourquoi ne pas imaginer une communication extraterrestre ?!

A neuf milliards de planètes potentiellement habitables, voici ce que nous proposait Paul Watzlawick vers la fin des années 1970.

Dans l’article intitulé « A propos du cosmos : récentes découvertes », je vous présentais les récentes découvertes d’exoplanètes ainsi que les différentes missions spatiales inhérentes à ces projets qui ne font désormais plus partie d’un imaginaire collectif ou d’un film de science-fiction.

 

Une vie intelligente existe-t-elle en dehors de notre planète ?

D’après P. Watzlawick, dans notre système solaire, la réponse est non sans ambiguïté dès l’avènement des vols spatiaux. Même si l’on découvrait une autre forme de vie dans notre système solaire, elle serait très rudimentaire.

Aujourd’hui, les exobiologistes seraient à même de répondre à cette question sans aucun doute, puisqu’il fait état de l’existence d’organismes vivants appelés extrêmophiles, résidants dans des milieux où l’être humain ne pourrait survivre, tels que les thermophiles (vivants dans des milieux très chauds), les acidophiles (vivants dans des milieux très acides) et les halophiles (vivants dans des milieux très salés).

Si nous étendons la question au-delà du système solaire, la réponse est à coup sûr affirmative.

Pour rappel, dans la Voie lactée, il y a 200 milliards d’étoiles, 100 milliards de planètes, 17 milliards de planètes telluriques, dont 9 milliards de planètes potentiellement habitables. Depuis 1995, les astronomes et les planétologues ont découvert  1800 planètes habitables et trois messages ont été envoyés depuis les années 70.

Neuf milliards de planètes pourraient dans notre Voie lactée abriter une vie semblable à la nôtre ou bien plus évoluée que sur la Terre. Le désir de rentrer en communication avec ces organismes n’est donc nullement une lubie de science-fiction mais une tâche scientifique tout à fait justifiée et en vérité urgente.

Actuellement, le réchauffement global climatique et les chercheurs dans le domaine nous le rappellent sans cesse : il nous faudrait cinq planètes comme la Terre pour pouvoir survivre, parce que nous l’avons surexploitée !

 

Exemples d’exoplanètes : Gliese163c, Gliese581d (message envoyé en 2008), Gliese667Cc, Kepler10c, Kepler22b, Kepler47c, Kepler61b, Kepler69c, 55CancriAc et 55CancriAd (message envoyé en 2003).

Mais l’absence de preuve n’est pas une preuve d’absence.

 

« La seule attitude scientifique à adopter en face de l’incertitude que nous venons de dire est de considérer que la vie intelligente existe bel et bien à l’intérieur et au-delà de notre galaxie. Une fois qu’on l’a admis, le problème de l’établissement d’une communication exige une réponse ».

 

P. Watzlawick pose alors deux questions :

Comment ? Cela concerne les aspects strictement techniques de la communication sur des distances astronomiques.

Quoi ? C’est un problème complexe consistant à présenter à des créatures étrangères dont les façons de penser, de parler et de ponctuer leur réalité sont totalement inconnues du monde terrien.

La différence entre le comment et le quoi demande de plus amples explications.

Le sociologue et psychothérapeute nous demande d’imaginer « deux individus munis chacun d’un émetteur-récepteur radio » et qui souhaitent entrer en communication. Ils ne peuvent le faire qu’à condition de s’être préalablement mis d’accord sur des données techniques telles que :

  • la fréquence (longueur d’onde)
  • le code
  • les signaux d’appel
  • les horaires de transmission.

« Sans cet accord sur la procédure (le comment de leurs émissions) et leurs chances d’entrer en contact seraient pratiquement nulles ».

La question du « Quoi ? » ne présente pas de problème ni n’exige de coordination préalable.

Les deux interlocuteurs « comprennent la langue dans laquelle sont les messages (en recourant si nécessaire à un traducteur), comme tous deux sont des êtres humains, vivant au même moment dans le même univers physique et partagent une somme d’informations presque infinie sur leur condition et leur environnement.

Ils n’auront nul besoin de trouver une base de compréhension mutuelle. Mais dans le cas de la communication extra-terrestre, c’est à la fois le comment et le quoi qu’il faut découvrir et instaurer ».

« Dans le monde de la science-fiction, la question de cette communication est résolue par de puissants vaisseaux spatiaux se rendant à la vitesse de la lumière dans des régions de l’espace les plus lointaines ».

« Hors de la science-fiction, une chose est certaine : si nous réussissons à entrer en contact avec des civilisations d’autres planètes, ce ne sera pas par l’intermédiaire de vaisseaux habités. Les distances concernées sont en premier lieu trop énormes. Si tout notre système solaire tenait dans une chambre de San Francisco, l’étoile la plus proche se trouverait à Tokyo. Encore n’y aurait-il aucune garantie que cette étoile eût en orbite l’une du milliard de planètes habitables ».

« Pour avoir une chance statistiquement raisonnable de rencontrer une de ces planètes, il faudrait aller quelque deux cents fois plus loin. Même si un jour nous parvenions à construire un vaisseau se déplaçant aussi vite qu’il est physiquement possible de le faire, c’est-à-dire, approchant la vitesse de la lumière, aucun homme ne vivrait assez longtemps pour aller jusque-là et en revenir. Ce vaisseau pèserait l’équivalent d’un millier de cuirassés et consumerait au décollage la moitié de l’atmosphère terrestre ».

« Néanmoins, de telles conditions ralentiraient sensiblement le vieillissement biologique, déduction raisonnée de la théorie de la relativité » (Cf. Einstein).

« Une des plus inimaginables propriétés de la réalité postulée par la théorie de la relativité est que le temps lui-même n’est pas absolu et qu’un allongement et une dilatation du temps se produiront dans tout système approchant la vitesse de la lumière.

Ce qui signifie que des astronautes voyageant à une telle vitesse pourraient en retournant sur Terre, découvrir que les choses ici-bas ont plus vieilli qu’eux-mêmes ».

 

Exemple :

Calcul du temps sur Terre et du temps vécu par l’équipage d’un vaisseau spatial. Leur différence augmente rapidement (exponentiellement) avec la longueur du voyage interplanétaire.

  • 10 années passées dans l’espace correspondent à 24 années terrestres.
  • 30 années spatiales = 3100 ans terrestres.
  • 60 années spatiales = 5 millions d’années terrestres.

Une année-lumière est le temps parcouru par la lumière en une année et est égale à 9,461 milliards de kilomètres.

« La communication radio est la forme de communication la plus praticable. Les astrophysiciens disposent de radiotélescopes spécialement construits pour l’exploration du cosmos ».

La portée du radiotélescope d’Arecibo situé à Porto Rico est si grande qu’elle peut détecter les impulsions provenant d’un instrument analogue où qu’il se trouve dans notre galaxie. Le télescope spatial Kepler nous le confirme en découvrant trois planètes par jour (Cf. « A propos du cosmos : récentes découvertes »).

Il existe une autre manière, involontaire et incontrôlée, qui permettrait à d’autres civilisations de découvrir notre existence.

Au cours des soixante dernières années, notre planète n’a cessé d’émettre des sources de pollution électromagnétique sous la forme de signaux radio et de télévision toujours plus puissants, en particulier par la voie des relais satellites.

« La Terre est aujourd’hui entourée d’une sphère de radiations électroniques se dilatant à la vitesse de la lumière et dont le rayon atteint déjà 30 années-lumière. La plupart des signaux sont faibles mais ils peuvent être captés et amplifiés. Leur nature est telle que des extra-terrestres assez avancés pour posséder le matériel nécessaire à leur réception n’auraient aucune difficulté à se rendre compte qu’ils sont artificiels et non le simple résultat d’une radio-émission naturelle ».

« Le seul fait de la télévision, notre planète est aujourd’hui la deuxième par sa température de brillance (par ses radio-émissions) au sein du système solaire, n’étant devancée que par le soleil lui-même. Ce dont nous pourrions concevoir quelque embarras car si l’on garde à l’esprit les inepties qu’émettent nos moyens d’information. Il est parfaitement possible que des civilisations extra-terrestres aient de nous une image bien trop réaliste avant même que nous n’ayons une chance de les impressionner avec ce que nous pensons qu’ils devraient savoir sur nous ».

« Même dans les limites de notre galaxie, 30 années-lumière représentent une courte distance mais si nous continuons à radiodiffuser les programmes de télévision pendant cent ans, on pourra nous détecter sur une distance de plus de cent années-lumière, soit environ 1000 systèmes stellaires, dont chacun peut comporter une ou plusieurs planètes habitables ».

« Quel que soit la mode d’instauration de la communication avec d’autres civilisations de l’espace, l’important sera l’acquisition, c’est-à-dire la détection, de nos signaux par d’autres ou vice et versa.

Si l’être humain possède l’équipement de transmission et de réception nécessaire (les radiotélescopes), nous n’avons aucun moyen direct d’établir les conditions préalables essentielles au succès d’une radiocommunication : la fréquence et l’horaire ».

« Les astronomes privilégient certaines régions de notre galaxie, mais il y a très peu de chance qu’un radiotélescope terrestre écoute et émette à la fois dans la bonne direction, sur la bonne fréquence et à la bonne heure. Du point de vue de la communication, ce qui est le plus intéressant, c’est la fréquence ».

 

Anticryptographie

L’idée de communiquer avec des extra-terrestres passa de la science-fiction à la science en 1959 avec la publication d’un article intitulé « Searching for Interstellar Communications » (A la recherche de la communication interstellaire).

 

Vers quelle fréquence devons-nous nous tourner ?

La fréquence doit être unique et objective, et doit être connue de tout observateur de l’univers : il s’agit d’une raie saillante de radio-émission de l’hydrogène neutre.

« Pour établir une communication interstellaire, la fréquence choisie se doit d’être unique car elle doit être connue de tout observateur de l’univers ».

D’après Watzlawick, ce raisonnement est fondé sur un vieux principe : « Que sait-il que je sais qu’il sait ? »

« Le type de code utilisé doit répondre exactement au contraire de la fonction normale d’un code, qui est d’assurer le plus grand secret et de rendre un intrus incapable de déchiffrer le message codé ».

La cryptographie est la science de l’encodage et du décodage. C’est une autre facette de l’art qui consiste à créer la désinformation et dissimuler l’ordre inhérent à toute communication.

« L’anticryptographie est l’art d’encoder un message avec clarté et transparence, ce qui permet son décodage, présentant le moins possible de difficultés, de marge d’erreur et d’ambiguïté, tout cela réduit au minimum, permettant la recherche du code interstellaire le plus efficace.

Celui-ci doit se fonder sur les aspects de notre réalité dont il est vraisemblable qu’il appartienne également à la réalité de l’autre espèce. Telles sont les lois fondamentales de la physique et de la chimie et qui s’appliquent au reste de l’univers, avec l’hypothèse de la mise au point d’un radiotélescope ».

 

Le projet Ozma

Le 8 avril 1960 constitue une première tentative de l’humanité pour entrer en communication avec une vie intelligente hors de notre planète. Le projet baptisé « Ozma », avec une logique d’utilisation de la longueur d’onde de 21 centimètres.

Les étoiles choisies furent Epsilon Eridani et Tau Ceti.

Tau Ceti est une étoile située à douze années-lumière, dans la partie sud de la constellation de la Baleine, dans le bras d’Orion. C’est la 19ème étoile la plus proche de notre Soleil. Cinq planètes y gravitent, dont deux seraient situées en zone potentiellement habitable.

Tau Ceti-e fut découverte le 19 décembre 2012 et si la vie s’y est développée, il s’agirait d’organismes extrêmophiles, en particulier des thermophiles. C’est une Super-Terre supposée être dotée d’une atmosphère plus épaisse que la Terre, générant un important effet de serre et par conséquent il s’agirait plutôt d’une « Super-Vénus ».

Tau Ceti-f fut découverte à la même date que Tau Ceti-e. C’est une Super-Terre dont la température moyenne avoisinerait le - 40°C et si la vie s’y est développée, il s’agirait également d’organismes extrêmophiles de types psychrophiles, organisme vivant dans des températures très froides comme il peut en exister sur Terre.

L’étoile Tau Ceti fut traquée pendant trois mois au cours des années 1960, par un radiotélescope mais aucun signal témoignant d’un dispositif artificiel ne fut capté.

Le « projet Ozma » fut un échec mais des expériences analogues furent menées avec des instruments plus puissants pour suivre d’autres étoiles. Ces expériences furent passives car elles consistaient à capter des signaux provenant de l’espace sans envoyer de messages.

 

Propositions pour un code cosmique

Que conviendrait-il de faire au cas où l’on recevrait des messages de l’espace ?

La seule possibilité d’envoyer ou de capter des impulsions électriques ne représente que la moitié du problème. La communication directe est le but recherché.

Quel code employer ?

« La méthode utilisée pour exprimer le sens en l’absence de langage commun est la représentation imagée (une image vaut mille mots) ainsi que le langage par signes. Il semble plus facile d’envoyer dans l’espace un télégramme de type morse qu’une image. Mais il est possible de combiner les deux moyens.

Le seul langage accessible à un radiotélescope est naturellement fondé sur des impulsions d’énergie électrique. Les messages sont constitués d’impulsions et de pauses entre les impulsions. Il s’agit d’un code binaire qui ne se compose que de deux éléments : la présence et l’absence d’impulsions électriques ».

Les messages encodés sont habituellement représentés par des chaînes d’un et de zéro. Une image entière peut comme celles d’un disque laser ou d’un DVD, être reproduite à partir d’impulsions rapides envoyées par l’émetteur, être encodée en impulsions binaires et émise par ondes radio.

L’énormité des distances constitue un facteur important pour la communication. Même si les messages voyagent à la vitesse de la lumière, les chances d’engager un semblant de conversation sont minimes.

Par exemple, un message a été envoyé en 2008 dans le système nommé Gliese581, mais le message n’atteindra sa destination qu’en 2029, avec une réponse prévue pour 2050, s’il y a la présence d’une civilisation intelligente.

De la même manière, un message radio appelé « Cosmic Call 2 » a été envoyé en 2003 dans le système 55Cancri et n’atteindra sa destination qu’en 2044.

Dès qu’il s’agit de distances interstellaires, il est évident que toute forme de contact personnel devient carrément impossible.

En admettant que la vie active normale d’un astronome dure quarante ans, il ne pourra poser qu’une seule question à son homologue d’une autre planète située à 20 al. Les planètes Tau Ceti et Epsilon Eridani ne peuvent être interrogées que deux fois au cours d’une vie humaine.

 

La plaque de Pioneer 10

Le 3 mars 1972 fut une autre tentative concrète de communication interstellaire : l’envoi de la sonde Pioneer, muni d’une plaque d’aluminium recouvert d’or fixée sur son flanc. La sonde passa près de Jupiter en décembre 1973 et poursuit aujourd’hui sa course dans l’espace. Dans l’hypothèse que la sonde soit récupérée par une civilisation extra-terrestre, la plaque donne des informations sur la planète Terre.

Les pulsars possèdent des périodes caractéristiques qui sont des sources naturelles et régulières de messages radiocosmiques. Les pulsars sont des étoiles à neutrons en rotation rapide produites lors d’explosions stellaires cataclysmiques. Ils constituent les horloges cosmiques qui sonnent à des cadences bien connues.

 

Des réalités inimaginables

D’après watzlawick, « entrer en contact avec une intelligence extra-terrestre ne permet pas de prévoir les effets que cette éventuelle communication aura sur l’humanité.

Le développement d’une vie intelligente ne suit pas une progression linéaire. La complexité d’une l’organisation cérébrale quelle qu’elle soit, permet l’irruption soudaine de nouveaux phénomènes ».

« Notre savoir sur l’évolution de notre propre civilisation est très épars et il est difficile de formuler même les plus modestes prévisions quant aux stades de l’évolution psychologique, culturelle et sociale des autres planètes ».

« L’existence de l’humanité n’a pas été assez longue pour que nous puissions en tirer des conclusions certaines sur les lois générales, s’il y en a, de l’évolution des civilisations » (Cf. travail concernant la probabilité de cultures sur d’autres planètes « Extraterrestrial Civilizations » de Kaplan).

 

Source : « La réalité de la réalité » - Paul Watzlawick

LES PLANETES DU SYSTEME SOLAIRE
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